Les mots, source inépuisable

Les mots m’ont toujours été d’une grande aide et d’un grand secours ! 
Je les ai toujours cherchés au fond de l’âme, dans l’océan de mes larmes, dans l’incertitude de mon existence, dans les joies qu’offre la vie, dans les histoires inachevées, dans les douleurs inavouables, mais aussi dans les douceurs ineffables ! 
J’ai toujours trouvé les mots dans les regards, dans les retards, dans les rencards, dans les standards, mais aussi dans ma mémoire, source inépuisable des expériences sans ravages de l’oubli. 
J’ai toujours trouvé mes mots dans le vide qu’offre la solitude, dans l’abstention de la parole, certaines âmes ne savent vivre qu’en criant silencieusement sur une feuille de papier ! Mes mots sont mes cris, ils expriment mes croix et mes croyances, ils expriment mes crises et mes pensées critiques ! 
J’ai toujours trouvé mes mots, seule, avec ou sans effort, seule, avec ou sans remords, seule à donner mon accord. Un record pour une petite fille qui est née pour satisfaire et non pour se faire une vie cent pour cent sur ses mesures ! 
Les mots ont tout et son contraire, ils expriment l’amour et son revers, ils expriment la haine et la haie d’honneur. Les mots expriment la vie tout en évoquant la mort, ils se forment dès berceau et s’évanouissent à la tombe. les dits et les non-dits durent aussi longtemps que la vie.
Les mots ont le don d’admettre la possibilité des interprétations multiples ! On les accouche de nos lèvres et eux se posent avec mille et une significations dans le cœur d’autrui ! C’est ainsi que l’océan des larmes s’épuise avec l’insistance d’un rire ! C’est ainsi que derrière un sentiment se cache un ressentiment et que derrière un acte de générosité peut se cacher une gêne ! Tant de contradictions qui nous habitent, une faiblesse qui nous rend divinement faillibles !
Jusqu’ici, je n’ai encore rien dit sur la raison de mon absence, j’estime que pour une vie qui compte pour si peu, l’absence se goûte comme une normalité. C’est ma reprise de plume qui vient rappeler que cela faisait longtemps. 
Le dernier article date du mois de février, la douceur printanière m’invite à reprendre. J’ai toujours aimé la violence d’une passion saine, celle de l’écriture ne me consume pas, elle me rassure et m’offre mille et une vies. 
Il est si doux de vous retrouver, avec une écriture dictée par un cœur rempli des mots ! une plume possiblement confuse, mais une plume qui me vient d’une âme sobrement concise.

Ecrit par Aliane UMUTONIWASE

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