À la Une

Poésie: L’âge de nos métamorphoses

La vie n’a rien de certain, seule la mort l’est.   Et encore, faut-il être mourant.   Quant aux mortels que nous sommes, nous n’avons pas encore notre sentence.   Et ne pas le savoir nous rend vivants immortellement confiants,   détenteurs de l’avenir.   La vie n’est belle et sans nuage nulle part.   La vie est ce qu’elle est :   Souffle et souffrance,   Plaisir, désir,   Saut, sentiment.   Elle est promesse.   Elle n’est pas tout à fait obligatoire tant il y a de morts-vivants.   Elle est une chance pour ceux qui, à défaut de se croire privilégiés,   se sentent complices de ses joies,   de ses caprices,   de l’odieux et des adieux qu’elle inflige,   du laid, de l’atroce qu’elle afflige.   Mais aussi de la douceur qu’elle procure,   de l’espoir qu’elle insinue dans chaque douleur,   de l’immortalité qu’elle offre chaque fois que demain se répète,   et se multiplie.

À la Une oiseau volant

Les gènes au départ, la gêne sur la route

La jeunesse manque cruellement d’expression, la mienne en a manqué en tout cas. Si j’ai aimé tellement quelques artistes, c’était parce qu’ils exprimaient si bien, ce que j’expliquais si mal. Ils comprenaient ce qui me pesait, dans leur art se trouvait ce qui m’apaisait. Il faut du courage pour réaliser que l’on survit et qu’il y a peut-être une solution. Il faut beaucoup de courage pour recommencer. Vivre sa vie est une quête qui n’est pas donnée à tout le monde. Imposer son monde est plus difficile que se laisser séduire par un monde déjà existant qui récompense bien trop vite quoique trop peu.