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Voyage : Les Gorges du Verdon

J’ai toujours pensé que ce qui nous émeut dans les morts à fleurs de l’âge, c’est notre propre mort ! Le fait de nous sentir nos seulement mortels, mais aussi possiblement mourants sans le savoir. Je me sens plus proche de Denis 30 ans et de Nathan 14 ans, car je mets les pieds où la mort est venue les chercher ! J’ai peur et le reste du voyage est crainte ! Je jure que si je m’en sors vivante, je ne titillerais plus jamais la mort. Je le jure à de nombreuses reprises. 

À la Une coquillage à la plage Lacanau

Chez moi, ici et ailleurs

La vie est partout, elle est dans tout même dans l’inertie. Je l’ai observé dans une pierre, je l’ai observé dans un café. Tout le temps que je me suis sentie vivante, la vie s’est rendue visible et présente dans chaque objet ! Un drapeau qui s’agite, un gratte-ciel qui tutoie les étoiles, une photographie qui convoque les histoires d’antan, un livre qui se laisse pénétrer ou bien un tableau qui se laisse interpréter. Tous ces non-vivants qui m’ont pourtant donné la vie ! Toutes ces choses qui n’ont jamais exigé une patrie, toutes ces choses qui m’ont émue sans chercher à m’émouvoir. Combien de fois me suis-je sentie chez moi, dans la maison d’un étranger ? Combien de fois me suis-je sentie heureuse sans la présence d’un ami ? Combien de fois me suis-je senti compris dans un pays qui n’est pas mien ? Combien de fois la vie m’a-t-elle surpris dans l’inaccessible, dans l’inattendu, dans la rencontre ? Pour toutes ces fois, j’ai formulé ce vœu

À la Une lever de soleil nouvel an Bordeaux Pont pierre

Le premier jour de l’an 

Que j'y consente ou non, le premier jour de l'année apporte toujours un vent de fraîcheur, un espoir renouvelé et un horizon élargi du possible. Peu importe combien l’on veut rester le ou la même qu’hier, l’autre d’aujourd’hui s’impose ! Chacun ou presque rêve de changement, quoi de meilleur qu'un nouveau départ ! Le premier jour de l'année représente une promesse de grands changements. ce n'est pas seulement l'heure ou le jour qui change, cette fois c'est l'année et en douze mois les projets se matérialisent et les gens vieillissent d’un an! 

À la Une coucher de soleil lacanau

Au crépuscule de l’an 2022

Il est 17 h 48, je réfléchis à comment finir mon année, devrais-je faire le point ou je devrais réfléchir à des résolutions. Les idées se bousculent dans ma tête sans se donner le temps d’arriver à maturité ! Difficile de s’arrêter à une seule pensée, difficile de récapituler mon année ou de me projeter dans celle qui commence demain.  Quelle sera la différence aujourd’hui par rapport à demain ? Si ce n’est le changement de date ! En quoi un changement de date est lié à mon destin . Pourquoi décharger 2022 pour surcharger l’année qui s’annonce ! Vivre n’est-il pas suffisant ?  Depuis mon arrivée à l’âge adulte, la nouvelle année est synonyme de renouveau. Je me crois nouvelle et je me paramètre à ma convenance. Je m’invente des forces, je m’enlève des faiblesses. Je renouvelle mon amour pour les miens, j’efface les fautes et je m’engage à vivre le plus extraordinairement possible ! 

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Ils meurent d’absence

Mon ami; 
Nous sommes une génération triste à mourir, une génération qui meurt sans prévenir. Une génération où les gens préviennent quand ils ne sont plus ! 
Mon ami, nous sommes une génération suicidaire ! Les gens meurent d’être nés sans aucune chance d’être et de devenir ! 
Ils meurent seuls, ils meurent avec les réseaux tissés dans les nuages, ils meurent dans l’entourage peuplé de fausses présences. Ils meurent de l’absence !

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Les constats du coeur

Mon ami, Parfois, la puissance d’un ami ne réside pas dans le faire, mais dans sa capacité à reconnaître son impuissance. Vouloir tout résoudre n’est pas toujours une marque d’amour, seulement un trait de personnalité. Vouloir que tout soit résolu avec ou sans nous, cela est le propre d’un amour bienveillant ! Écouter sans conseiller, être là sans encombrer, s’effacer sans disparaître, voilà qui est difficile !

À la Une La creation d'Adam fresque de Michel-Ange

Dans le malheur, j’ai savouré les joies d’hier

La vie a cette force de nous maintenir en vie, elle a cette subtilité de faire cohabiter les joies et les peines ! Dans ma tristesse, elle me rappelle ma joie d’hier ! Dans mon bonheur, elle me rappelle d’où je viens ! Je viens des sacrifices d’hier, je viens de des souvenirs d’hier ! Je viens de la douleur, je viens de la douceur, la naissance le prouve ! Un mère en mettant au monde, elle crie à la fois de douleur et de joie ! L’enfant répond à cette invitation par un cri de douleur, mais un cri de la vie! Mon ami, JE VIENS DE LA VIE !

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Douce absurdité

mais toi quand tu viens à moi. Ne parais pas, je t’en prie. Viens dans ta nature profonde, nous avons tant de choses à vivre et j’ai tout intérêt à apprendre de toi, ce qu’est la vie ! J’ai soif de vivre sans prescription des réseaux et sans désespérance d’une vie belle ! Mon ami ; Plutôt que de me confiner j’aime mieux me confier ! Tiens, mes pensées dans ton noble cœur. Avec toi, je veux tendre au lieu de prétendre ! Avec toi, je veux rendre au lieu de vouloir tout prendre ! Je vais attendre et espérer au lieu d’entendre les bruits qui courent en propageant des rumeurs que cette vie n’est que douleur.