À la Une coquillage à la plage Lacanau

Chez moi, ici et ailleurs

La vie est partout, elle est dans tout même dans l’inertie. Je l’ai observé dans une pierre, je l’ai observé dans un café. Tout le temps que je me suis sentie vivante, la vie s’est rendue visible et présente dans chaque objet ! Un drapeau qui s’agite, un gratte-ciel qui tutoie les étoiles, une photographie qui convoque les histoires d’antan, un livre qui se laisse pénétrer ou bien un tableau qui se laisse interpréter. Tous ces non-vivants qui m’ont pourtant donné la vie ! Toutes ces choses qui n’ont jamais exigé une patrie, toutes ces choses qui m’ont émue sans chercher à m’émouvoir. Combien de fois me suis-je sentie chez moi, dans la maison d’un étranger ? Combien de fois me suis-je sentie heureuse sans la présence d’un ami ? Combien de fois me suis-je senti compris dans un pays qui n’est pas mien ? Combien de fois la vie m’a-t-elle surpris dans l’inaccessible, dans l’inattendu, dans la rencontre ? Pour toutes ces fois, j’ai formulé ce vœu

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Ils meurent d’absence

Mon ami; 
Nous sommes une génération triste à mourir, une génération qui meurt sans prévenir. Une génération où les gens préviennent quand ils ne sont plus ! 
Mon ami, nous sommes une génération suicidaire ! Les gens meurent d’être nés sans aucune chance d’être et de devenir ! 
Ils meurent seuls, ils meurent avec les réseaux tissés dans les nuages, ils meurent dans l’entourage peuplé de fausses présences. Ils meurent de l’absence !

À la Une La creation d'Adam fresque de Michel-Ange

Dans le malheur, j’ai savouré les joies d’hier

La vie a cette force de nous maintenir en vie, elle a cette subtilité de faire cohabiter les joies et les peines ! Dans ma tristesse, elle me rappelle ma joie d’hier ! Dans mon bonheur, elle me rappelle d’où je viens ! Je viens des sacrifices d’hier, je viens de des souvenirs d’hier ! Je viens de la douleur, je viens de la douceur, la naissance le prouve ! Un mère en mettant au monde, elle crie à la fois de douleur et de joie ! L’enfant répond à cette invitation par un cri de douleur, mais un cri de la vie! Mon ami, JE VIENS DE LA VIE !

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Douce absurdité

mais toi quand tu viens à moi. Ne parais pas, je t’en prie. Viens dans ta nature profonde, nous avons tant de choses à vivre et j’ai tout intérêt à apprendre de toi, ce qu’est la vie ! J’ai soif de vivre sans prescription des réseaux et sans désespérance d’une vie belle ! Mon ami ; Plutôt que de me confiner j’aime mieux me confier ! Tiens, mes pensées dans ton noble cœur. Avec toi, je veux tendre au lieu de prétendre ! Avec toi, je veux rendre au lieu de vouloir tout prendre ! Je vais attendre et espérer au lieu d’entendre les bruits qui courent en propageant des rumeurs que cette vie n’est que douleur.

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Poésie: incompetents du bonheur

Mon ami, nous sommes complets chacun à sa manière, nous sommes des rêveurs de peu ou de grandes choses, nous sommes en vie de peu ou de longue durée. Il nous appartient d’être vivants le temps que durera notre vie ! 
Mon ami nous sommes si grands et si petits, nous sommes si peureux et si braves, nous sommes si joyeux et si tristes et c’est cela la complétude dont je te parle !

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Poésie: Celle que tu tues

Je suis celle dont tu décris les défauts et les dérives; Je suis celle qui t’agace; Je suis celle que tu défais et défini; Je suis celle que tu as interrompu les rêves; Je suis celle dont tu as rompu les voeux et les veines; Je suis celle que tu tues, celle que tu enterres; Un enterrement sans défunte, voila en quoi tu me condamnes !

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Poésie: Pourquoi faire

Alice écrit difficilement mais Alice écrit divinement bien ! Ceci est sa réponse: Si je marchais je ne serais plus la même personne, je verrais le monde autre et je penserais autrement Cette vie c'est Dieu qui l'a choisi pour moi peut être pour me montrer qu'il y a d'autres chemins pour se battre et être heureux. Merci Alice Le monde d'Alice n’est pas que songe . Son monde n’est pas malheureux, il est juste peu populaire . À son handicap s’ajoute notre handicap à explorer son monde et à regarder Alice comme elle se voit!

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Poésie : Maman, rares sont les amis

Car l’amitié dont je peins le tableau, est celle qui explore jusqu’aux heures les plus difficiles, jusqu’aux chemins les plus infréquentés, jusqu’à l’amertume de l’existence, jusqu’à trouver le charme dans l’insupportable, la douceur dans la lutte et qu’à la fin elle sort triomphante de cette traversée ! Maman, j’ai cessé de prendre l’ignorance de l’esprit pour l’innocence du cœur.