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Poésie: À mon enfant con

À mon enfant qui prendra probablement naissance dans le ventre d’une autre ! À mon enfant qui prendra connaissance de mon existence par ces quelques lignes ! À mon enfant plus âgé que moi ! À mon enfant qui pourrait peut-être, être ma mère ! À mon enfant-père, qui a déjà perdu ses cheveux ! À mes enfants sœurs, à tous les enfants du monde Si tout le monde n’atteint pas l’âge adulte, l’adulte, lui a déjà été enfant et l’enfant qui verra le crépuscule de sa vie dans l’enfance même, je m’adresse à lui aussi! À tous mes enfants donc ! À mon enfant con plus particulièrement, Méfie-toi des conseils, Les conseils des gens qui te figent viennent souvent des cons qui ont renoncé à la sagesse de l’expérience ! N’oublie pas que les sages d’aujourd'hui furent des cons qui essayent !

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Monsieur le bibliothécaire

Je vous ai rencontré perdue, c’est grâce à vous j’ai cessé de fuir ma propre compagnie ! Merci d’être ! Sans connaître votre nom ni votre prénom, je vous ai prénomme « Sage » ! Vous m’avez vivement recommandé de travailler tôt pour me reposer à temps, le moment venu ! La retraite, j’y penserai promis, la vie je la vis comme il m’est possible de la vivre ! Vous m’avez vivement conseillé de me rendre à la bibliothèque municipale ! Me voici, le voyage vient à peine de commencer et je m’y plais déjà. Il est vrai que les années enseignent ce que les jours ne savent pas. En contemplant le chemin parcouru, je suis devenue une tout autre femme ! Où que vous soyez, vous avez donné naissance à une lectrice!

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Poésie: Lorsque demain ne sera plus nôtre

Lorsque demain ne sera plus nôtre, cela voudra dire que la vie n’a pas renouvelé le bail. 
Qu’il n’y aura plus rien à espérer, plus rien à panser, car plus rien à penser ! 
Lorsque demain ne sera plus nôtre, nous visiterons la chambre de l’oubli, nous habiterons dans les cœurs qui autrefois ignoraient combien ils tenaient à nous ! 
Lorsque demain ne sera plus nôtre, nous laisserons la peine à ceux qui restent. Nous quitterons nos terres pour habiter sous terre !

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Poésie : Elle

Elle aimait le sport , le sport n’aimait que sa jeunesse, Elle aimait les sportifs, les sportifs n’aimaient que sa beauté , Elle aimait sa beauté , sa beauté n’aimait que le temps qui passe, Elle aimait le temps qui passe, le temps qui passe n’aimait que le désespoir! Elle se mit à désespérer, le désespoir la plaça en dépression, La dépression la plaça en détention, La détention la tua!