À la Une La dernière fois, le deuil

La dernière de nos dernières fois 

À chacune de nos vies, à chacun de nos voyages. À chacune de nos journées, promesse de grands souvenirs, à chacune de nos déclarations, promesse de grande émotion. Chaque fois que l’on a cru à l’éternité, chaque fois que nous avons eu la chance de réécouter la chanson. Chaque fois que la chanson parlait de nous sans nous connaître ! Toutes ces fois me font dire que même la dernière de nos toutes dernières fois ne peut être si sinistre !

À la Une séparation, rupture

Séparation…

Les gens ne n’oublient pas toujours. Ils choisissent de ne plus se rappeler ce qui leur rappelle une vie qu’ils n’ont plus le droit d’espérer revivre. Choisir de ne plus se souvenir, ce n’est pas signe de l’oubli. C’est la volonté de s’accorder un nouveau voyage. Certaines aventures s’entreprennent en étant légères. 

À la Une oiseau volant

Les gènes au départ, la gêne sur la route

La jeunesse manque cruellement d’expression, la mienne en a manqué en tout cas. Si j’ai aimé tellement quelques artistes, c’était parce qu’ils exprimaient si bien, ce que j’expliquais si mal. Ils comprenaient ce qui me pesait, dans leur art se trouvait ce qui m’apaisait. Il faut du courage pour réaliser que l’on survit et qu’il y a peut-être une solution. Il faut beaucoup de courage pour recommencer. Vivre sa vie est une quête qui n’est pas donnée à tout le monde. Imposer son monde est plus difficile que se laisser séduire par un monde déjà existant qui récompense bien trop vite quoique trop peu.

À la Une

DOU parfois LEUR, parfois CEUR

Ne te méprends pas, la douleur est là, elle est ici. Je la sens, la ressens souvent, très souvent ! Ne te désole pas, la douceur est là, elle est ici. Je la vois, je la vis, souvent, très souvent !  Ne t’inquiète pas le jour se lève, dès l’aube au crépuscule la lumière s’offre à grande et faible intensité. Pourtant, la nuit est là aussi, elle se rapproche comme une promesse puis elle est là tout simplement. La vie est là, elle est ici. Je suis vivante, ô oui, je le suis depuis longtemps. Et pourtant, la mort est là également, elle est ici. Je suis mourante, je le suis parce que j’avance vers cette vérité macabre, dès ma naissance je suis aussi vivante que mourante !

À la Une Portrait noir et blanc de Aliane UMUTONIWASE

Grand est l’amour

Notre nature change, notre changement dérange, l’amour d’hier peut ne pas survivre demain, cela ne l’enlève pas son caractère sincère. On ne peut pas reprocher aux gens de n’aimer que ce qu’ils croyaient pouvoir tenir éternellement dans un même état. Trouver du charme dans changement n'est pas si charmant pour tous! L’amour c’est le temps, l’amour c’est la durée. L’amour c’est le partage. C’est la présence ! De mon retrait, à l’hiver de l’épreuve, dans le blanc total. Vous avez continué à dessiner mon visage pour que jamais je n’oublie que je continue d’exister malgré le néant qui me faisait ces avances ! N’est-ce pas beau l’amour ? L’amour est grand, ainsi ceux et celles qui s’ouvrent à cette grande aventure sont grands !

À la Une

Les demains de sa vie

Puis un jour, aujourd’hui cessa d’être complice, Puis un autre jour, demain se cacha le visage Puis le passé lui rappela la cruauté de sa quête !  Il faut vivre ces instants présents de la vie parce que « trop tard » pourrait être demain !

À la Une Les hautes Pyrénées

poésie: La douleur

Certaines douleurs n’exigent pas qu’on les ressente, elles arrivent avec l’option de les ignorer ! Certaines douleurs ne demandent pas tant que l’on s’occupe d’eux dans l’immédiat. Elles sont sourdes, elles sont malignes, car elles sont imprévisibles ! Certaines douleurs arrivent sans hâte de faire les dégâts, elles prennent leur temps, elles examinent leurs proies et leur donnent un peu de répit ! Certaines douleurs arborent un sourire, elles dansent sur des chansons tristes et elles laissent la vie suivre son cours sans exiger quoique ce soit !  Certaines douleurs portent des lunettes pour cacher un visage défiguré. Elles simulent la douceur pour faire bonne figure !  La force des enfants est de ridiculiser le mal en exprimant leurs peines, la bêtise des adultes est de garder la peine pour eux en pensant conjurer ce mal !  Certaines douleurs n’exigent pas qu’on les ressente, j’aimerais sentir les miennes et m’en tirer comme une enfant plutôt que les ressentir sur le tard et survivre comme un adulte ! 

À la Une

Poésie: les souvenirs d’autrefois

Qui peut dire si nous nous aimions vraiment ? Nous n’avons jamais songé à mettre à l’épreuve nos sentiments !  Nous avons planté des rosiers, mais nous ne savions pas si elles allaient être couvertes des épines !  Nous étions insouciants, sans avenir ni inquiétude d’une vie à venir ! Nous étions juste là, présents.  Que ce qui change entre hier, aujourd’hui et demain ? RIEN.  Que ce qui change entre la semaine d’avant cette semaine et la semaine prochaine ? PEU DE CHOSES. Que ce qui change entre le mois dernier, ce mois-ci et le mois d’après ? LES SAISONS. Que ce qui change entre l’année dernière, cette année et l’année prochaine. Beaucoup des choses : UNE PANDÉMIE, LA GUERRE ET LE SÉISME par exemple. Que ce qui change entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte ? LA VIE.  Nous étions jeunes, nous ignorions ce que c’était la vie d’adulte !  L’adulte rationalise, il doute puis se protège avant même le danger ! Le propre de l’adulte est de prévoir !  Nous avons cessé de nous fier à nous-mêmes quand nous avons commencé à craindre ce qui pourrait survenir !  Nous avons trahi l’enfant, nous avons déçu l’adolescent et nous avons créé l’adulte fier, mais malheureux ! 

À la Une coquillage à la plage Lacanau

Chez moi, ici et ailleurs

La vie est partout, elle est dans tout même dans l’inertie. Je l’ai observé dans une pierre, je l’ai observé dans un café. Tout le temps que je me suis sentie vivante, la vie s’est rendue visible et présente dans chaque objet ! Un drapeau qui s’agite, un gratte-ciel qui tutoie les étoiles, une photographie qui convoque les histoires d’antan, un livre qui se laisse pénétrer ou bien un tableau qui se laisse interpréter. Tous ces non-vivants qui m’ont pourtant donné la vie ! Toutes ces choses qui n’ont jamais exigé une patrie, toutes ces choses qui m’ont émue sans chercher à m’émouvoir. Combien de fois me suis-je sentie chez moi, dans la maison d’un étranger ? Combien de fois me suis-je sentie heureuse sans la présence d’un ami ? Combien de fois me suis-je senti compris dans un pays qui n’est pas mien ? Combien de fois la vie m’a-t-elle surpris dans l’inaccessible, dans l’inattendu, dans la rencontre ? Pour toutes ces fois, j’ai formulé ce vœu