Jusqu’à ce que la mort nous sépare, La mort ne sépare pas les êtres. C’est la vie qui nous brise, Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé. La mort, elle, ne fait que sceller Ce que la vie avait déjà abandonné. Ce n’est pas la mort qui t’a ravi, C’est la vie qui s’en est allée, Désertant tes organes, Comme une vague qui se retire, Laissant derrière elle un vide immense. Et cette souffrance, Elle ne vient pas de ton absence, Mais de chacune de tes apparitions, Ombres d’une présence Qui ne peut plus être. Le souvenir des absents, C’est comme une promesse électorale : On y croit, On veut y croire, Mais il reste toujours un goût d’inachevé. Je suis là, tentant de suivre tes traces,