Presque un conte d’une sœur à sa sœur

Il y a quelques années, dans le pays singulier de l’enfance, une chose étrange s’est produite. Maman a donné naissance à un bébé. Le bébé de maman s’appelait ma sœur. Elle n’était pas comme les autres jouets, elle pleurait. Elle habitait sous notre toit et accaparait l’attention de tout le monde. Maman l’aimait beaucoup, papa aussi. Je l’aimais aussi, même si elle pouvait être égoïste.

Je ne l’aimais pas toujours. Elle m’agaçait parfois, ne sachant rien faire, et semblait être venue exclusivement pour me prendre tout. Chaque chose qu’elle faisait devenait un événement, admiré par tout le monde, alors que moi, qui faisais tout, personne ne m’acclamait. Le monde était devenu fou. Fou d’elle!

Je grandissais vite, elle aussi. Je lui apprenais des jeux, et nous nous amusions beaucoup. J’étais plus forte qu’elle, un an de différence se ressentait dans tout ce que nous faisions. Je pourrais vous raconter en détail l’histoire de cette sœur que j’ai aimée depuis l’aube des temps, cette sœur que j’ai aimée détester à l’âge qui requiert beaucoup d’attention, cette sœur qui m’a fait sentir grande, plus grande que les autres enfants, plus grande au sein de notre fratrie.

Aujourd’hui, les années ont réduit cet écart trop flagrant avant nos dix ans. Ma sœur est devenue aussi grande que moi. Nous avons atteint en même temps l’âge incompris de l’adolescence, et nous nous sommes très bien entendues à l’âge adulte. Elle est devenue essentielle, puis indispensable, et encore plus indispensable. La plus indispensable des êtres avec qui il m’a été donné de vivre.

Chaque année, à ce jour, le jour de sa venue au monde, je lui dédie un poème. Vous qui me lisez, pensez à ce qu’il y a de plus merveilleux dans les relations humaines, vous aurez juste une idée la concernant.

Ma sœur chérie, 
Dans tes yeux, je me vois moi, 
Moi, tels que je suis,
Je me vois sans m’en vouloir, 
À tes cotes j’avance à visage découvert, 
En ta présence, je dessine ma douleur
Tu la colores avec ta douceur, 
Parce que la vie nous a fait sœurs, 
Parce que seules, nous sommes devenues amies !
Entre nous il n’y a jamais eu de dettes, Peut-être est-ce là notre recette !
Tu es mon printemps de décembre, 
Je t’aime à plein temps, sans demi-mesure,
Je t’aime comme on aime une sœur, je t’admire comme on admire les meilleurs artistes, 
Tu as façonné ma vie ! 
Merci d’être sœur, la seule, le sel de mon existence !
Merci d’être si parfaitement compatible avec mes défauts,
Je te dois bien plus que l’amour, je te dois la vie elle-même !
Merci d’être ma sœur chérie !

Ton éternel amour de sœur!

Poésie: Ma soeur amie

Ecrit par Aliane UMUTONIWASE

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