À la Une

Année 2025, Quelle année 

Chaque début d’année vient avec son lot de résolutions. Sur le chemin, il y a les déceptions, mais aussi des solutions. Et à la fin, un bilan. Parfois, une année commence bien jusqu’à ce qu’elle s’annonce mal, mal engagée, chargée du malheur qu’elle promet : une maladie, un décès, une séparation… Ces grands malheurs peuvent effacer, un temps, les plus grands bonheurs. L’inverse est tout aussi vrai. Une année peut mal commencer jusqu’à ce que la vie se rappelle à nous, nous trouve, et nous conduise là où nous n’avions jamais osé nous aventurer. Alors, le bilan devient positif. Et puis il y a ces années où les choses prennent leur temps, tout en nous assurant que de petites victoires peuvent engendrer de grandes transformations. Un « ça va » qui devient un « je t’aime ». Une publication journalière qui devient une habitude. Un voyage qui en rappelle d’autres. Une décision qui nous met sur un chemin. Et, en fin de compte, une espérance qui renaît et nous transforme.

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Ce que les pères construisent quand ils restent

Aux pères qui se manquent de temps en temps, Mais aux pères toujours présents. Aux pères qui pleurent sans larmes pour ne pas alarmer. Aux pères qui concèdent leur fragile participation dans la conception, Mais qui ne reculent devant rien dans la construction, Dans l’éducation, dans la vie de leurs progénitures. Aux pères-repères, Aux pères représentants, Aux pères-mères, Aux pères époux, Aux pères aimants, Aux pères endeuillés, Aux pères adoptifs, Aux pères sans enfants, Aux pères qui font les hommes et défont l’injustice, Aux pères qui donnent un nom sans effacer celles qui donnent la vie.

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Fragments d’un poids : Les petits pas

Embrasser les petits pas, chasser les « pas du tout » pour embrasser les « après tout », cesser les « pourquoi moi ? » pour croire aux « pourquoi pas moi ? » Je n’avais rien à perdre. J’avais tout perdu, sauf le poids de mon corps, celui de mon cœur et celui de mon chagrin. C’est ainsi que j’ai commencé. C’est ainsi que j’ai formulé les premiers « comment faire ». C’est ainsi que j’ai entrepris ce voyage (....) Je ne suis pas à l’abri d’un corps gras, d’un cœur gros ou d’un poids lourd à porter. Mais ce dont je suis certaine, c’est que les gens tombent, touchent le fond… et que, si la providence est avec eux, ils remontent, escaladent leur montagne, émergent, reviennent, et se souviennent. Aujourd’hui, je me souviens.

À la Une femmes

Devant mon miroir

Cela fait quelque temps que les gens meurent chez les voisins.   J’en vois certains partir dans un élan patriotique ,   comme si fermer les yeux effaçait l’horreur,   comme si l’éloignement du sujet était un alibi à l’indifférence.   Je me tais,   pour ne pas m’aventurer sur un terrain vague.   Mais ce silence m’étouffe.   Je suis complice de ce silence.  J’ai honte d’être dans le camp de ceux qui détournent le regard.   Je me déteste de ne pas dire :   Vous qui mourez,   vous n’avez rien demandé.   Je vous pleure.

À la Une Dune du pyla

Fragments de janvier – Pensées fulgurantes

Chaque matin, je me lève et consigne quelques pensées dans mon journal. Parfois anodines, parfois profondes, elles naissent d’un instant vécu ou du souvenir d’un moment passé. Puis, sur un post-it, je résume l’essence de ma réflexion en quelques phrases : des fragments.   J’avais déjà partagé ceux des mois de novembre et décembre derniers. Voici ceux de janvier. Puissent-ils vous trouver dans les meilleures dispositions. Que cette année vous offre le meilleur dans le meilleur, et un éclat de lumière même dans l’ombre.   Voici les fragments du mois de janvier 📌 1. Chaque année porte en elle le vieux qui juge et l’enfant qui rêve. Une nostalgie et un espoir. Une lucidité fataliste et une folie fantastique.   📌 2. Dear God , que l’année me soit douce et légère. Telle est la prière de ceux qui refusent de grandir. Dear God , puisse-je m’adapter à cette vie, parfois dure, parfois triste, souvent indifférente. Puisse-je y trouver la joie, même dans l’adversité.   📌 3. L’homme traîne une ambivalence éternelle.   📌 4. Je crois en la bonne foi, en la volonté et aux progrès....

À la Une Le petit prince citation

Le moment est arrivé : La lettre

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà confié ici, mais dans le doute, je vais le faire. Je n’ai jamais été une personne pressée. Ceux qui m’ont pressée, pensant m’aider à avancer, ont souvent fini par m’opprimer. Lorsque viennent les grandes décisions de la vie: celles de la carrière, de la vocation, de la religion ou de l’amour , je prends tout mon temps.   Aucun délai ne m’est imposé. Je refuse de forcer le temps à répondre à une décision qui, idéalement, devrait s’inscrire dans l’intemporel. Je suis lente, je traîne quand je doute, je résiste quand je ne sais pas, et je me tiens droite face à la seule pression que je peux gérer : celle de décevoir ceux qui attendent tant de moi.  

À la Une Statut Marseille

Poésie: Promesse des absents

Jusqu’à ce que la mort nous sépare,  La mort ne sépare pas les êtres.   C’est la vie qui nous brise,   Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé.   La mort, elle, ne fait que sceller   Ce que la vie avait déjà abandonné.   Ce n’est pas la mort qui t’a ravi,   C’est la vie qui s’en est allée,   Désertant tes organes,   Comme une vague qui se retire,   Laissant derrière elle un vide immense.   Et cette souffrance, Elle ne vient pas de ton absence,   Mais de chacune de tes apparitions,   Ombres d’une présence   Qui ne peut plus être. Le souvenir des absents, C’est comme une promesse électorale :   On y croit,   On veut y croire,   Mais il reste toujours un goût d’inachevé.   Je suis là, tentant de suivre tes traces,  

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Poésie: Tout et rien

Alors, mon cœur, ne t’inquiète de rien.   Ne te soucie ni de ta place, ni de leur menace.   Ne crains ni leur colère, ni leur courage.   Reste à ta place, bats à ton rythme.   Dessine l’invisible, crois en l’infini.   Les affinités vont et viennent,   Tiennent à une ligne fine.   Fais de ton intimité ta boussole.   Elle connaît tes désirs,   Tes ombres et tes lumières,   Tes limites, et ce pour quoi tu devrais lutter.

À la Une Nouvel an 2025

2024 en souvenir, 2025 en espoir

En cette année 2025, je vous souhaite une bonne et heureuse année. Rêvez, réveillez-vous, levez-vous, révélez-vous. Que la vie ressemble à ce pour quoi vous avez tant lutté. Dans l’adversité, à la maison, à l’école ou à l’université : soyez-y, soyez-vous. Que la vie vous accompagne. Que Dieu vous donne ce qu’il est juste de vous donner, et que s’il vous éprouve, vous trouviez des forces au cœur de l’épreuve.