Ce que les pères construisent quand ils restent

Comme pour la fête des mères, l’article hebdomadaire du lundi prend un peu d’avance cette semaine.
Quelques mots me sont venus ce matin, portés par une émotion simple.
Je les dédie aux pères qui construisent quand d’autres disparaissent,
À ceux qui aiment avec ou sans bruit,
À mon père,
Et aux pères du monde.

Papa,

Tu ne m’en voudras pas si j’écris quelques mots pour ce jour inventé par les hommes,
Pour célébrer les pères qui donnent du repère
Et veillent à ce qu’il y ait du pain pour les enfants

Tu ne m’en voudras pas si j’écris ces quelques mots pour ce jour dédié aux pères
Qui donnent tout, même si c’est peu,
Qui avancent même s’ils ont peur de devenir papa.

Tu ne m’en voudras pas de parler de toi,
De tes tais-toi,
De ton regard ferme pour que je ne m’égare,
De tes je t’aime impersonnels, retenus par excès de pudeur,
Mais surtout de ton amour inconditionnel
Parce que tu es devenu père,
Parce que tu es resté papa,
Parce que tu n’as jamais cessé de dire ma fille,
Et à mes frères, mes garçons.

Dans le mon, dans le ma,
Il y a quelque chose qui t’appartient,
Quelque chose que tu nous as toujours cédé,
Non sans peine, à mesure que nous grandissions.

Tu ne m’en voudras donc pas si je parle haut et fort
De ce que c’est d’avoir un père,
De ce que c’est de voir en son père un homme qui essaie,
Qui s’essaie,
Et qui voit ses enfants grandir
Et lui vieillir
Sans jamais renoncer à veiller,
À toujours veiller.

Papa,
Tu ne m’en voudras pas de m’adresser aux pères en pensant à toi,
Et de penser à toi en m’adressant aux pères.

Aux pères

Aux pères qui se manquent de temps en temps,
Mais aux pères toujours présents.
Aux pères qui pleurent sans larmes pour ne pas alarmer.
Aux pères qui concèdent leur fragile participation dans la conception,
Mais qui ne reculent devant rien dans la construction,
Dans l’éducation, dans la vie de leurs progénitures.

Aux pères-repères,
Aux pères représentants,
Aux pères-mères,
Aux pères époux,
Aux pères aimants,
Aux pères endeuillés,
Aux pères adoptifs,
Aux pères sans enfants,
Aux pères qui font les hommes et défont l’injustice,
Aux pères qui donnent un nom sans effacer celles qui donnent la vie.

Aux pères qui savent où tout commence,
Aux pères qui aiment tout simplement,
Et qui méritent qu’aujourd’hui, on leur souhaite
Une belle et bonne fête des pères.
Vous donnez la vie
La vie vous doit une célébration.

Bonne fête des pères
À l’homme, au grand auteur de mes jours,
À celui qui, en acceptant d’être mon père,
M’a fait un être avec toutes ses racines.

Merci, papa.

Écrit par Aliane UMUTONIWASE

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