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Une prière en passant

Je ne parle pas pour convaincre. Je trébuche souvent, vous savez. Je ne me tiens pas sur une montagne de certitudes. Je suis traversée de doutes, moi aussi. Et je ne juge pas ceux qui doutent, ni ceux qui croient autrement. Je témoigne seulement, à ma manière, que dans un monde libre de croire ou non, « j’ai choisi de croire. » Pour conclure, ce jour-là, je n’ai rien prouvé. Je n’ai pas répondu aux grandes questions, ni éclairci le mystère. Mais j’ai écrit. Et ce que j’ai écrit ce jour-là, dans cette église vide d’Angoulême, c’est peut-être l’une des choses les plus vraies que je pouvais dire. Je ne crois pas par bravoure, ni par héritage (quoique un peu), ni pour avoir raison. Je crois parce que, dans mes silences, quelque chose tient. Quelque chose aime. Quelque chose espère. « Croire n’est pas prouver : c’est tenir. Aimer malgré tout. Espérer quand même. » ai-je noté dans mon carnet.

À la Une lumière éclairant le tabernacle

Je ne sais pas prier, je ne sais que dire

Plus je grandis, plus la prière récitée peine à s’imposer de façon naturelle, comme avant ! Sans doute parce que je mêle la croyance à la raison, sans doute parce que les doutes que je n’avais pas quand je n’étais qu’une enfant se révèlent aujourd’hui comme une évidence. De nombreuses raisons m’empêchent de passer sans penser à la raison pour laquelle je prie. Je me souviens des années où je croyais que si je ne faisais pas le bien que l’église nous intimait à faire, j’irais tout droit en enfer. J’avais peur, mais j’ignorais si c’était la peur du mal ou la peur que Dieu me punisse et me fasse du mal !

Face à votre Dieu.

La vie est un chemin , ce que nous savons , nous le savons d’expérience! Il ne faut jamais cesser d’apprendre et de renouveler notre désir de vouloir connaître et reconnaître Dieu en nous.