Je ne parle pas pour convaincre. Je trébuche souvent, vous savez. Je ne me tiens pas sur une montagne de certitudes. Je suis traversée de doutes, moi aussi. Et je ne juge pas ceux qui doutent, ni ceux qui croient autrement. Je témoigne seulement, à ma manière, que dans un monde libre de croire ou non, « j’ai choisi de croire. » Pour conclure, ce jour-là, je n’ai rien prouvé. Je n’ai pas répondu aux grandes questions, ni éclairci le mystère. Mais j’ai écrit. Et ce que j’ai écrit ce jour-là, dans cette église vide d’Angoulême, c’est peut-être l’une des choses les plus vraies que je pouvais dire. Je ne crois pas par bravoure, ni par héritage (quoique un peu), ni pour avoir raison. Je crois parce que, dans mes silences, quelque chose tient. Quelque chose aime. Quelque chose espère. « Croire n’est pas prouver : c’est tenir. Aimer malgré tout. Espérer quand même. » ai-je noté dans mon carnet.

