Je vois le monde, tel que je suis

Je vois des silhouettes connectées, brandissant des slogans qu’elles ne comprennent plus. Elles cherchent moins à convaincre qu’à être vues, confondant visibilité et vérité. Je vois des garçons élevés dans l’idée que pleurer affaiblit.
Alors ils taisent leur peur, serrent les poings au lieu d’ouvrir les bras.
Et plus tard, devenus hommes, ils confondent la force avec le droit d’avoir raison.