« Les morts ne parlent pas », me disent-ils, Mais ce sont les vivants qui murmurent les mots suspendus, Les vivants, ces cimetières sans sépulture. Depuis ton départ, tu as élu domicile en mon jeune cimetière. Toi qui étais ciment, si aimante, si vivante. Autrefois, tu me la racontais, cette histoire, Mais aujourd’hui, c’est une douleur vive, violente, Un coup de poignard qui réveille ton sourire Et qui aujourd’hui m’arrache le mien. Je ne peux plus rire de cette histoire.