Autrefois, tu me la racontais, bien vivante, cette histoire.
Aujourd’hui, quand je l’écoute, c’est la mort que j’entends.
Une nostalgie bien réelle,
Un souvenir douloureux où murmure ta présence
Une présence absente, une absence si terriblement présente.
Tu étais la vie, tu étais le voyage.
Et la vie est faite pour durer,
Même s’il faut pour cela endurer
La souffrance de t’appeler encore et encore,
De t’invoquer pour toujours.
Dehors, ils disent que tu n’es plus,
Mais en moi tu hurles plus fort que jamais.
« Les morts ne parlent pas », me disent-ils,
Mais ce sont les vivants qui murmurent les mots suspendus,
Les vivants — ces cimetières sans sépulture.
Depuis ton départ, tu as élu domicile
Dans mon jeune cimetière.
Toi qui étais ciment, si aimante, si vivante.
Autrefois, tu me la racontais, cette histoire,
Et aujourd’hui, elle n’est plus qu’une douleur vive, violente —
Un coup de poignard qui réveille ton sourire
Et qui, désormais, m’arrache le mien.
Je ne peux plus rire de cette histoire.
La narration n’est plus la même :
Elle commence avec toi, pleine de vie,
Puis la vie cède place à la disparition,
Et c’est à cet instant
Que je ne peux plus aimer cette histoire. À lire aussi sobre hommage
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
wow!! 41The Agony of Memories: A Poetic Reflection
Thank you
Ping : Poésie: Promesse des absents Parlons de la vie Let's talk about life