Tout avoir m’aurait ôté la chance que seuls ceux qui manquent trouvent dans les petites choses de la vie. Tout avoir m’aurait privé de ces élans immenses que seuls ceux qui ont peu nourrissent en rêvant grand. Tout avoir m’aurait appris l’ennui de ne rien chercher, quand on trouve sans même avoir cherché. Tout avoir m’aurait volé la joie de ne désirer que ce qui dépend de l’argent, car je possède ce qui dépend de moi. Tout avoir m’aurait enlevé l’effort du voyage, la force et le courage, la joie après les peines, la générosité de ceux qui m’entourent, l’amour de ceux qui comptent et le pouvoir fragile mais vrai de ceux qu’on aime pour ce qu’ils sont, non pour ce qu’ils représentent.
