À la Une femmes

Devant mon miroir

Cela fait quelque temps que les gens meurent chez les voisins.   J’en vois certains partir dans un élan patriotique ,   comme si fermer les yeux effaçait l’horreur,   comme si l’éloignement du sujet était un alibi à l’indifférence.   Je me tais,   pour ne pas m’aventurer sur un terrain vague.   Mais ce silence m’étouffe.   Je suis complice de ce silence.  J’ai honte d’être dans le camp de ceux qui détournent le regard.   Je me déteste de ne pas dire :   Vous qui mourez,   vous n’avez rien demandé.   Je vous pleure.

À la Une Parlons de la vie

Que faites-vous de votre vie ?

J’aime les questions existentielles, elles me rappellent mon enfance, cette époque où tout restait à prendre, à apprendre, dans l’espoir de comprendre. À cette époque-là, j’avais des questions et je cherchais des réponses. Aujourd’hui, j’ai fait taire les questions. Je n’ai toujours pas de réponses, mais j’ai appris à vivre avec des certitudes fondées sur des croyances. Quelle contradiction… Quelle tragédie que de devenir adulte ! Si l’enfance savait, elle ne poserait pas autant de questions aux adultes qui, depuis longtemps, ont renoncé à la magie de chercher.  

À la Une

Poésie: Voyage en train

Assise avec mes contradictions, Voyant défiler le paysage, voyant défiler mes pensées vides de certitudes, Assise avec mes doutes, Doutant de mes qualités d’hier,  Souffrir en silence, pleurant dans un train en marche, Marcher sans savoir où je m’arrêterai. Vivre parce qu’il le faut et non parce que j’éprouve le goût de la vie !  Il y'a des jours comme ça, à cent puis à sans!