Disney sur glace: Des rêves pour commencer

Retour sur l’année passée

Une de mes résolutions cette année a été de revisiter l’année écoulée, d’en extraire les moments qui ont marqué mon cœur, ces instants où je ne me suis pas contentée de suivre la routine, mais où j’ai choisi d’explorer, de découvrir, de vivre.  

Quand on a eu une enfance tronquée, chaque souvenir lié à l’enfance ramène à un fantasme : celui de ce qu’aurait pu être notre vie si les choses avaient été différentes. Si la guerre n’avait pas déchiré mon pays, ou si certaines familles n’avaient pas été marquées par des épreuves. On imagine alors l’enfance des autres, l’insouciance, le rêve avant le réel.  

Aurais-je cru au Père Noël ? Aurais-je eu un personnage Disney préféré ? Tant de questions restent sans réponse, mais elles alimentent une quête : comprendre ce qu’est l’enfance à travers les yeux d’un enfant. Peut-être est-ce pour cela que j’aime tant les enfants : leur capacité à rêver, à voir le monde avec émerveillement. Peut-être aussi que cette quête m’aide à combler un espace longtemps resté vide en moi.  

Crois en tes rêves : Disney sur glace  

Le 5 janvier 2024, à l’Arkea Arena de Bordeaux, j’ai vécu ma première grande expérience de l’année : assister au spectacle « Disney sur glace ».  

Je ne dis pas que les enfants de la guerre ne rêvent pas ou qu’ils manquent d’imagination. Mais leurs rêves diffèrent. Ce ne sont pas ceux de princes et de princesses, mais des rêves d’adultes : des rêves où l’on espère que le malheur cesse. Transformer leur monde en conte de fées est un défi risqué, car il faut s’assurer que le conte ne rouvre pas les blessures.  

Ce soir-là, pourtant, j’ai voulu explorer ce qu’aurait pu être mon enfance, à travers ce spectacle. 

Le show a commencé à 18h30. Un ami m’avait offert les billets, et je me suis laissée emporter par cette magie. Mickey et Minnie ont ouvert la soirée, accueillant sur la glace des cris d’enfants : des cris de joie, des rêves devenus réalité sous leurs yeux émerveillés. Cette capacité qu’ont les enfants à croire que l’imaginaire peut être réel est une force incroyable, une force que l’on oublie trop souvent en grandissant.  

Les héros et héroïnes des contes et dessins animés se sont succédé : Cendrillon, Vaiana, Aladdin, Bob l’éponge, Blanche-Neige… Chaque tableau était une explosion de couleurs, de costumes, de voix, et de décors. Les enfants riaient et applaudissaient, ivres de bonheur. Les adultes, eux, souriaient, nostalgiques de leurs souvenirs d’enfance. Quant à moi, j’étais simplement reconnaissante de vivre cet instant : un moment suspendu, un aperçu d’un monde meilleur que celui que j’avais connu.  

Un pont entre hier et aujourd’hui

Ce genre de spectacle n’est pas réservé aux enfants. Il s’adresse à tous, peu importe l’âge, et nous rappelle que l’imaginaire a ce pouvoir unique de connecter le passé et le présent.  
Dans ces contes, le bien triomphe toujours, même si le chemin est semé d’embûches. Et lorsque les héros échouent, ceux qui leur succèdent continuent le combat. Du chaos naissent les héros.  
Cette soirée m’a rappelé qu’il est toujours possible de rêver, de croire à un monde plus lumineux, plus joyeux. Ce fut une expérience magnifique, un rappel que la vie, même imparfaite, peut être réenchantée.  

Ce que j’ai retenu 

En écrivant ces lignes, une pensée m’a traversée : peut-être que chaque âge de la vie nous offre une chance de combler les parts manquantes, de revisiter ce que nous avons perdu ou jamais eu. Peut-être que l’enfance, même tardive, peut nous enseigner une leçon essentielle : il est toujours temps d’espérer, de jouer, de rêver.  Crois en tes rêves, tel était le thème.

Écrit par Aliane UMUTONIWASE

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