À toi, maman
À toi, mère imparfaite, apprentie de toujours, qui, devant l’autel, as prononcé un oui dont sont nés tant d’autres oui : oui à l’enfant, puis aux enfants. Ô mère.
À toi que j’ai parfois jugée avec la sévérité de celles qui ne savent pas encore tout ce que coûte l’amour.
À toi à qui je ne pardonne rien certains jours, et qui me pardonne tout, quoi qu’il en coûte. À toi, lionne.
À toi, maman, premier refuge, premier regard, premier amour de tout être naissant. À toi, refuge où l’on revient sans avoir à expliquer pourquoi.
À toi, reine qui n’a jamais porté de couronne que celle de ses nuits sans sommeil.
À toi, amie que je n’ai pas toujours su voir comme telle.
À toi, toute belle malgré les années, malgré les inquiétudes, malgré les fatigues que nous avons déposées sur tes épaules.
À toi, toute ma vie terrestre, toi qui me confies au céleste afin que je n’oublie jamais la vraie patrie.
À toi l’amour.
À toi ma source.
À toi ma mère.
Merci.