Tu meurs dans le bruit des balles,
Dans l’indifférence des hommes,
Dans le silence des puissants.
Impuissants, nous te pleurons,
Et tu meurs, aujourd’hui comme hier,
Tu meurs !
À Rafah, tu meurs,
Ils disent que c’est une erreur.
Sur ton territoire, tu meurs,
Ils disent que là-bas ils chassent le mal.
Et toi, tu meurs !
Tu meurs,
Ceux qui te pleurent le font en silence.
Les images nous parviennent,
Ces images où tu meurs !
Tu meurs pendant qu’ils cherchent un nom
À donner à ce qui t’arrive,
Et pendant ce temps-là, tu meurs !
L’histoire n’a rien servi.
Tu meurs,
Pardonne-nous de te laisser mourir.
Tu meurs,
Pardonne-nous de rester immobiles.
Tu meurs,
Pardonne-nous de les laisser faire.
Tu meurs,
Pardonne-nous de surmonter ta mort.
Tu meurs,
Pardonne-nous de passer sans exiger une paix durable.
Tu meurs,
Tu meurs,
Et ils le savent !
Tu meurs,
Tu meurs,
Et ils résistent.
Tu meurs,
Tu meurs,
Et ils ferment les yeux !
Tu meurs,
Tu meurs,
Et ils n’arrivent même pas à te reconnaître !
Les larmes contre vos armes
Assez…
Cessez..
Cessez le feu .
Écrit par Aliane UMUTONIWASE