Fragments de Février – pensées fulgurantes

Aujourd’hui est l’un de ces jours qui commence bien, merveilleusement bien, et bien occupé, au point d’en oublier la promesse faite de publier tous les lundis. Comme le dit si bien l’adage, une promesse est une dette. Alors, je vous confie mes fragments du mois de février : quelques conclusions de mon journal intime, résumées en citations.

1. Les débuts portent en eux les buts, les vœux et les prières à exaucer. Ils nous portent et nous donnent la force de rêver la meilleure part des nouveaux départs !
2. La vie ne rate pas une occasion de se défaire et de se refaire. Tout ce que l’on fait nous façonne !
3. Face aux mêmes drames, les hommes ne ressentent pas les mêmes choses, ne souffrent pas de la même manière. Le seuil et la sensibilité privent les hommes de la communion et de la prétention de prononcer avec certitude ces phrases : « Je te comprends », « Je sais ». En réalité, on ne comprend pas tout à fait et surtout, on ignore l’étendue du mal, du malaise et du mal-être !

4. La peur de la maladie est une pénible maladie, un mal indicible qui exclut, qui fait mal tant ses symptômes sont immatériels et ses préoccupations, peu recevables.
5. La santé d’abord, la santé mentale en premier, j’entends !
6. Il est si compliqué d’assumer sa vie, de l’assumer complètement, surtout quand les ambitions ne sont plus à la hauteur des rêves du passé. La peur de ne plus être considérée après une telle révélation vous condamne aux pires des mensonges !

7. Il y a des jours plus lumineux que d’autres, ces moments où l’on se sent mieux à sa place, ces jours où l’on tient bien en place ! J’en ai connu, ce sont des jours heureux.
8. J’arrive à un âge où je peux voir ma mère dans sa totalité : fille de, femme de, amie de. Tout cela me fait comprendre combien elle aussi a besoin de se tromper de temps en temps, de tendresse de temps en temps. Qu’elle est ma mère, mais que parfois, je peux être son amie, son oreille, sa famille sur qui elle peut compter, non pas seulement en tant que personne tronquée, mais en tant qu’elle tout entière.
9. La vie est faite d’ajustements.

10. C’est si doux, si gai d’aimer sa vie telle qu’elle est, telle qu’elle se présente, sans exiger ni d’être, ni d’avoir, ni de faire. L’aimer avec tous ses « sans », l’aimer avec tous ses « avec » ! S’aimer sans se définir, sans bouée de sauvetage que sont les superlatifs et les adjectifs impersonnels !
11. Si l’on se donne une chance d’apprivoiser l’inconnu, on pourrait aimer à tout âge. D’accord pour aimer davantage, on pourrait balayer la peur par la paix de se savoir aimant, de se trouver lumineux, éclairé par l’éclat de l’autre ! S’ouvrir telle une rose promet une vie paisible.
12. Le ciel m’a faite à la fois introvertie et extravertie. Je ne peux être l’une sans l’autre. Je nage dans le besoin de solitude et dans le rêve d’une vie sociale épanouie.

13. La bonne santé est une raison suffisante pour apprécier la vie, pour la savourer pleinement, pour regarder le monde et garder en nous la foi et l’espoir en tous les possibles !
14. La vie, ce sont des habitudes, une répétition chorégraphique. Je m’habitue à percevoir les joies quotidiennes : elles sont banales mais oh combien nombreuses. Je m’habitue à être heureuse dans mes habitudes, à ne rien entendre du malheur, à cesser de l’appeler tout en acceptant qu’un jour ou l’autre il peut surgir. Je m’assure juste qu’il n’emporte pas tout, que mes souvenirs heureux le domptent et le rendent acceptable !
15. La vie est une quête de sens qui se laisse découvrir selon la sensibilité de chacun.

16. Il est des imprévus dans la vie, ces choses qui pourraient nous faire tanguer et nous noyer, ou au contraire nous redresser et nous diriger vers d’autres horizons, vers une meilleure connaissance de nous-mêmes, ou vers une faille que l’on ne se savait pas propriétaire !
17. Les gens n’échouent pas par manque d’envie, de volonté ou de motivation, ils échouent à cause de leur environnement, de la peur de se planter, de cette voix qui murmure : « Je le savais, tu ferais mieux de limiter la casse. »
18. Voir le verre à moitié vide est tout aussi juste que le voir à moitié plein, mais il ne suffit pas seulement d’être juste, encore faut-il l’être en étant heureux. Mon carnet est rose, c’est un bon début !

19. La vie est une belle histoire : des rencontres, un théâtre d’expériences, des chants tristes et beaux. La vie est une merveilleuse histoire de foi et de bonne volonté, une histoire verte avec son lot d’incongruités, mais une histoire de continuité et de promesses qui nous arrache au désespoir !
20. Prendre la vie telle qu’elle se présente, extraire le bon dans chaque journée pour en faire le bien. Faire le bien et en éprouver la satisfaction, c’est du bonheur. Un bonheur rare et pourtant si grand et accessible !
21. Parfois, le stress nous donne des moments de détresse. Il nous rappelle que la vie n’est ni belle, ni mauvaise, qu’elle n’a ni foi ni loi. Il faut juste prendre ce qu’elle offre et apprendre à mieux vivre.

22. Chaque jour a son lot d’aventures, belles ou moins belles. Qui valent ou qui vrillent. Ce lot est un si grand mystère, un si grand cadeau qu’il nous constitue, nous forme, nous informe et fait de nous ce que nous sommes.

23. Une chose à la fois. Cette phrase est sous-estimée. Elle permet de construire une habitude, alors que plusieurs choses à la fois dérangent et bouleversent ce qui était en place. Je vais lutter pour une chose à la fois, jusqu’à ce que les fois ne se comptent plus et que ma foi en cette chose soit inébranlable. Ma quiétude en dépend !
24. L’intuition est ce qui nous sort d’une existence banale. Elle est cette force qui nous intime de considérer l’improbable, d’ignorer les limites et d’embrasser les possibles.
25. Que fais-je de ma vie ? Je l’accepte et passe mon existence à la choisir, à l’embellir, à résoudre ce qui ne l’a pas été, à aimer ce qui m’a été imposé. La vie est si complexe que la part de complexité qu’est la mienne, je la chéris, l’embellis, la vis !

26. Mieux vivre, c’est mieux apprécier l’instant, mieux appréhender l’avenir, ajuster sa vie selon les circonstances. Vivre son passé sans y rester figé, en tirer le meilleur pour se bâtir en mieux !
27. Nos corps ont leurs secrets. Quand ils les révèlent, c’est pour le meilleur ou pour le pire. Nos corps sont des panneaux de signalisation !
28. La vie est si imprévisible face à nos précisions et prédictions. Seuls ceux qui acceptent qu’elle est grande et qu’ils n’en sont que les serviteurs ont l’agréable sentiment que la vie est parfaite !

Écrit par Aliane UMUTONIWASE

3 réflexions sur “Fragments de Février – pensées fulgurantes

  1. Et pourquoi pas 1/4 et 3/4 ? Ou 1/3 et 2/3? Et même quand il est vide, ce verre, il est plein d’oxygène, il est plein de potentiel. Peut-être qu’il est totalement vide, mais il est sous un énorme robinet! On ne sait pas 😉

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