À la Une enterrement de vie de jeune fille

La jeune fille que j’enterre

ouviens-toi parfois de la jeune fille que tu enterres aujourd'hui.  Ne laisse pas la femme la trahir. Que le passé ne vienne pas empoisonner demain. Que tu aimes sans te mentir. Que tu pardonnes sans te trahir. Que tu partages sans qu'on te l'ordonne. Que tu te donnes sans qu'on t'y oblige. Et surtout, puisses-tu devenir femme sans cesser d'être toi.

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Février : le désert et la joie

Que montre cette photo ? Une jeune femme. Moi. Et la main de notre évêque qui dépose sur mon front une croix de cendres en murmurant : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile. » Il aurait pu dire aussi : « Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. » Il n’y a rien …

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Revenir à l’imparfait

Ainsi s’achève le mois des résolutions. Ainsi se referme un premier chapitre de 2026. Nous voilà déjà un peu plus vieux de nos rêves, parfois déçus par nos quêtes de perfection, mais replacés face à une vérité plus simple : celle de nos habitudes, de nos renoncements, de nos élans persistants aussi. Pour les plus fatalistes, l’heure est au retour de l’ancien. Pour les espérants, la route reste ouverte. En onze mois, on peut encore reformuler, ajuster, réajuster.

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Année 2025, Quelle année 

Chaque début d’année vient avec son lot de résolutions. Sur le chemin, il y a les déceptions, mais aussi des solutions. Et à la fin, un bilan. Parfois, une année commence bien jusqu’à ce qu’elle s’annonce mal, mal engagée, chargée du malheur qu’elle promet : une maladie, un décès, une séparation… Ces grands malheurs peuvent effacer, un temps, les plus grands bonheurs. L’inverse est tout aussi vrai. Une année peut mal commencer jusqu’à ce que la vie se rappelle à nous, nous trouve, et nous conduise là où nous n’avions jamais osé nous aventurer. Alors, le bilan devient positif. Et puis il y a ces années où les choses prennent leur temps, tout en nous assurant que de petites victoires peuvent engendrer de grandes transformations. Un « ça va » qui devient un « je t’aime ». Une publication journalière qui devient une habitude. Un voyage qui en rappelle d’autres. Une décision qui nous met sur un chemin. Et, en fin de compte, une espérance qui renaît et nous transforme.

Rome and Love

There is no greater love than the one that sometimes sheds tears without turning them into an anthem.
A love that knows how to leave without betraying, a love that, though not always happy, still refuses to bow to the call of misfortune.

Light

You see the light.
You will sometimes see it bare, radiant.
You will sometimes see it veiled, covered, hesitant.
You will see it as a promise.
You will see it, and there will be moments when you are the only one who notices it. You see the light.
There will be days when you are grateful to witness it,
and days when you won’t see it at all,
even when it stands right at your door. You see the light: you will see it only if your heart allows it,
only if your own inner light rises to meet it. You see, light reveals the stains, the contours, the imperfections.

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Réflexion sur la lumière

Tu vois la lumière.
Tu la verras parfois nue, éclatante.
Tu la verras parfois voilée, couverte, comme hésitante.
Tu la verras comme une promesse.
Tu la verras, et il arrivera que tu sois le seul à la percevoir. Tu vois la lumière.
Il y aura des jours où tu seras heureux de la remarquer,
et d’autres où tu ne la verras pas,
même lorsqu’elle se tiendra juste devant ta porte. Tu vois la lumière : tu la verras seulement si ton cœur y consent,
si ta propre lumière intérieure répond à la sienne.

À la Une Notre-Dame de Talence messe

Au-delà du doute

C’est au moment où l’on questionne la liberté elle-même que l’on découvre la vérité : la plus grande liberté consiste à reconnaître ses limites. À admettre qu’on peut proclamer sa liberté sans jamais l’expérimenter. Qu’on peut courir après mille choses pour fuir, tout en se forgeant d’autres chaînes. Qu’on peut s’éloigner de la vie en croyant la trouver, tout comme on peut chercher la vie alors qu’elle est déjà là, humble et fidèle.

À la Une Le penseur de Rodin

Le vertige d’exister

Longtemps, je me suis contentée d’être heureuse parce que les autres l’étaient. Le bonheur par procuration, me direz-vous. Et pourtant, lorsque le bonheur des autres existe grâce à nous, il est aussi le nôtre. Avec mon cœur contemplatif, j’étais sans doute faite pour les petites victoires : les regards émerveillés posés sur la nature, l’éblouissement des choses simples qui préparent aux grandes. J’aurais pu monter les marches une à une ; l’ascenseur de l’existence me donnait le vertige. Je me suis perdue à quelques étages, alors j’ai choisi de redescendre prendre mes escaliers.