Il y a des mots qu’on dit pour rassurer, d’autres qu’on tait pour ne pas blesser. Mais entre le réconfort et le mensonge, il y a parfois un gouffre. Ce texte est une adresse à celle ou celui qui a voulu bien faire, sans voir que la douceur peut aussi peser lourd.
Tu m’as dit que ça s’appelait grandir, alors que ça s’appelait grossir !
Tu m’as dit que j’étais forte, alors que c’était une farce.
Tu m’as dit que le gras, c’est la grâce, alors que c’était grave.
Tu m’as nourrie de compassion, alors que j’avais besoin de vérité.
Tu m’as dit que ça m’allait, que ça irait, alors que ça s’empirait et sentait le pire.
Tu ne m’as pas dit ce que tu voyais, ni ce que je te renvoyais.
Tu m’as dit ce que tu croyais que j’avais envie d’entendre.
Nous y voilà…
Je te reproche ta bienveillance, car la réalité fait mal.
Ce n’est pas seulement une question de beauté, ni de ta bonté.
C’est une question de vie, de survie.
Une autre résolution à tenir cette année, ai-je noté dans mon carnet. À lire aussi Nouvel an
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
Très bonne résolution … et toujours très beau texte
Merci beaucoup Annie ♥️🫂
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