D’humeur égale,
Jamais égaré,
À la fin, tu meurs d’une tumeur.
Et moi, ne sachant plus comment vivre dans la douceur,
Je meurs d’une douleur,
Silencieuse, infinie.
Jusqu’à ce que la mort nous sépare,
La mort ne sépare pas les êtres.
C’est la vie qui nous brise,
Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé.
La mort, elle, ne fait que sceller
Ce que la vie avait déjà abandonné.
Ce n’est pas la mort qui t’a ravi,
C’est la vie qui s’en est allée,
Désertant tes organes,
Comme une vague qui se retire,
Laissant derrière elle un vide immense.
Et cette souffrance,
Elle ne vient pas de ton absence,
Mais de chacune de tes apparitions,
Ombres d’une présence
Qui ne peut plus être.
Le souvenir des absents,
C’est comme une promesse électorale :
On y croit,
On veut y croire,
Mais il reste toujours un goût d’inachevé.
Je suis là, tentant de suivre tes traces,
De faire ce que tu aurais voulu,
Mais c’est une quête vaine,
Un chemin sans fin.
Pourtant,
Dans ce vide laissé par la vie,
Et ceci pour la vie,
Il y a une lumière.
Elle est ténue, fragile,
Mais elle existe.
C’est le souvenir de ton voyage
C’est la preuve de ton passage,
Le reflet de tout ce que tu as donné,
Et que la mort ne pourra jamais effacer.
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Écrit par Aliane UMUTONIWASE
Luvet approuvé
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