À la Une bougie, lumière, deuil

Adieu, grand homme

On passe sa vie à se passer des siens, à rétrécir son cercle sans raison valable. On passe sa vie à connaître des gens, à en oublier d’autres, jusqu’à ce que le malheur frappe et nous ramène aux souvenirs d’autrefois. On réalise alors que si l’on oublie même ceux qu’on aime, c’est parce qu’on les croit à l’abri, vivants, en bonne santé. Ce sentiment d’inutilité nous autorise à continuer sans culpabilité, à oublier le passé et ceux qui l’ont peuplé.

À la Une

La vie révèle, la mort égalise

La beauté, comme la jeunesse, se fane : elle disparaît en laissant des traces indélébiles ; avant que les rideaux ne se ferment, apparaissent les enfants d’autrefois, marqués par les rides du temps. La bonté, comme la sagesse, fait face : elle traverse les âges et demeure, car ceux qui la possèdent connaissent les chemins du bonheur.

À la Une Statut Marseille

Poésie: Promesse des absents

Jusqu’à ce que la mort nous sépare,  La mort ne sépare pas les êtres.   C’est la vie qui nous brise,   Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé.   La mort, elle, ne fait que sceller   Ce que la vie avait déjà abandonné.   Ce n’est pas la mort qui t’a ravi,   C’est la vie qui s’en est allée,   Désertant tes organes,   Comme une vague qui se retire,   Laissant derrière elle un vide immense.   Et cette souffrance, Elle ne vient pas de ton absence,   Mais de chacune de tes apparitions,   Ombres d’une présence   Qui ne peut plus être. Le souvenir des absents, C’est comme une promesse électorale :   On y croit,   On veut y croire,   Mais il reste toujours un goût d’inachevé.   Je suis là, tentant de suivre tes traces,  

À la Une A young African woman sitting in front of an empty seat by a lake at sunset, both chairs facing the lake. The scene is peaceful but melancholic, with

N’aimer plus cette histoire

« Les morts ne parlent pas », me disent-ils,   Mais ce sont les vivants qui murmurent les mots suspendus,   Les vivants, ces cimetières sans sépulture.   Depuis ton départ, tu as élu domicile en mon jeune cimetière.   Toi qui étais ciment, si aimante, si vivante.   Autrefois, tu me la racontais, cette histoire,   Mais aujourd’hui, c’est une douleur vive, violente,   Un coup de poignard qui réveille ton sourire   Et qui aujourd’hui m’arrache le mien.   Je ne peux plus rire de cette histoire.  

À la Une La dernière fois, le deuil

La dernière de nos dernières fois 

À chacune de nos vies, à chacun de nos voyages. À chacune de nos journées, promesse de grands souvenirs, à chacune de nos déclarations, promesse de grande émotion. Chaque fois que l’on a cru à l’éternité, chaque fois que nous avons eu la chance de réécouter la chanson. Chaque fois que la chanson parlait de nous sans nous connaître ! Toutes ces fois me font dire que même la dernière de nos toutes dernières fois ne peut être si sinistre !

La mort : puis, il ferma les yeux.

Il ferma les yeux sans donner l’adresse de sa nouvelle demeure, sans garantir qu’il causera avec nous , il ferma les yeux , pour nous laisser les ouvrir autrement! La mort, qu’on l’accepte ou qu’on le maudisse c’est un passage obligatoire ! Une fin qui marque , Une dernière page qui clôt la fin du livre .

À tous ces héros que le monde a oublié de célébrer.

Aujourd’hui je célèbre tous ces enfants qui ont appris à dire repose en paix même s’ils ne comprenaient pas pourquoi leur parents devaient se reposer aussi tôt alors qu’ils avaient encore besoin d’eux! N’étant pas égoïstes vous avez prononcé ce mot (repose en paix) avec dignité pour pouvoir continuer seuls avec espoir de puiser la force dans les souvenirs qu’ils vous ont laissé !

Où étais tu?

S’il te plaît ne suis pas cette tendance insensée!N’attends pas que je ne sois plus de ce monde pour m’aimer et valoriser la personne que j’étais! N’attends pas l’heure où je n’aurais plus besoin de toi pour me déclarer ta flamme! N’attends pas ce jour où mes yeux seront fermé à tout jamais pour me faire apparaître sur tous tes profils!