Dans « Fragments du mois de Novembre dernier », l’autrice partage ses pensées, émotions et leçons de vie. Un mois d’introspection et d’espérance.
La vie, comme le jour, distingue les gens : au fil du temps, ils se dévoilent et, sous la lumière, s’offrent à nos regards.
La mort, comme la nuit, les met à égalité : sans un mot, elle les réduit à poussière et au silence.
La vie, comme l’avis, change : elle nous rappelle que tout passe et que le monde est ainsi fait.
La mort, comme l’amour, repose : l’une offre un repos éternel, l’autre un havre apaisant.
La vie, comme les livres, révèle les gens : dans ce vaste monde, tant de secrets se laissent apprivoiser dans la magie des mots.
La mort, comme la mémoire, efface les gens : leurs histoires s’estompent dans l’oubli, seuls quelques-uns survivent à la hauteur de ce qu’ils ont offert au monde.
La beauté, comme la jeunesse, se fane : elle disparaît en laissant des traces indélébiles ; avant que les rideaux ne se ferment, apparaissent les enfants d’autrefois, marqués par les rides du temps.
La bonté, comme la sagesse, fait face : elle traverse les âges et demeure, car ceux qui la possèdent connaissent les chemins du bonheur.
Ainsi va la vie : elle éclaire, façonne et sépare.
Ainsi vient la mort : elle rassemble, apaise et égalise.
L’une révèle ce que nous portons de plus vrai, l’autre nous rappelle que tout retournera à la poussière.
Entre les deux, il nous reste la bonté cette trace fragile mais durable que la lumière et la nuit ne peuvent effacer.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE