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Ma vie, riche de tout et de presque rien

Je découvre que chaque vie, même lorsqu’elle semble ordinaire, porte en elle une force que l’on ne voit pas toujours. Nous avançons avec nos questions, nos silences et nos petites victoires, et pourtant quelque chose nous tient, quelque chose nous dépasse. Je dédie ces mots à ceux qui se sentent en marge, à ceux qui doutent de leur valeur, à ceux qui pensent n’avoir rien d’exceptionnel à offrir. Une vie n’a pas besoin de briller pour inspirer. Il suffit qu’elle soit vraie, courageuse et fidèle à son propre chemin. » Ai-je note dans mon carnet 

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Une prière en passant

Je ne parle pas pour convaincre. Je trébuche souvent, vous savez. Je ne me tiens pas sur une montagne de certitudes. Je suis traversée de doutes, moi aussi. Et je ne juge pas ceux qui doutent, ni ceux qui croient autrement. Je témoigne seulement, à ma manière, que dans un monde libre de croire ou non, « j’ai choisi de croire. » Pour conclure, ce jour-là, je n’ai rien prouvé. Je n’ai pas répondu aux grandes questions, ni éclairci le mystère. Mais j’ai écrit. Et ce que j’ai écrit ce jour-là, dans cette église vide d’Angoulême, c’est peut-être l’une des choses les plus vraies que je pouvais dire. Je ne crois pas par bravoure, ni par héritage (quoique un peu), ni pour avoir raison. Je crois parce que, dans mes silences, quelque chose tient. Quelque chose aime. Quelque chose espère. « Croire n’est pas prouver : c’est tenir. Aimer malgré tout. Espérer quand même. » ai-je noté dans mon carnet.

À la Une lumière éclairant le tabernacle

Je ne sais pas prier, je ne sais que dire

Plus je grandis, plus la prière récitée peine à s’imposer de façon naturelle, comme avant ! Sans doute parce que je mêle la croyance à la raison, sans doute parce que les doutes que je n’avais pas quand je n’étais qu’une enfant se révèlent aujourd’hui comme une évidence. De nombreuses raisons m’empêchent de passer sans penser à la raison pour laquelle je prie. Je me souviens des années où je croyais que si je ne faisais pas le bien que l’église nous intimait à faire, j’irais tout droit en enfer. J’avais peur, mais j’ignorais si c’était la peur du mal ou la peur que Dieu me punisse et me fasse du mal !