Philosophie

L’échec.

Qu’est-ce que l’échec, si ce n’est le sentiment d’insatisfaction. Cette définition est sans doute entachée d’inexactitude en plus d’imprécision. Pour parier à cette carence, je dirai que l’échec renvoie à deux choses, d’abord l’échec peut être appréhendé personnellement ou peut nous être reproché par la société.

1. Échec personnel

Si l’échec est personnel, il peut être défini comme le sentiment du non-succès ou il peut être simplement l’obtention d’un résultat négatif. On peut donc maintenant comparer les deux définitions pour ensuite les concilier. Si l’échec est un sentiment du non-succès, cela suppose que dans la même situation, il pouvait y avoir un succès, l’échec est donc défini par rapport à une autre situation. A contrario, si l’échec est l’obtention d’un résultat négatif, l’adjectif négatif ramène le sujet à une comparaison entre deux résultats, l’échec est donc ressenti comme un défaut aux atteintes logiques et probables des personnes.

Prenons l’exemple d’un élève assidu qui a obtenu une note qui est en dessous de la moyenne à une épreuve. La qualification d’échec est automatique parce que la note est inférieure à un certain seuil mais il y a aussi un facteur psychologique qu’on doit impérativement considérer. Si l’élève en question avait normalement une note très élevée, lorsqu’il obtient une note inférieure à sa note habituelle, il peut aisément qualifier sa nouvelle note comme un échec et dans un autre sens une note qu’on peut qualifier automatiquement comme un échec peut être perçu par l’élève comme un succès si la note en question marque un progrès pour ce dernier.

2. Échec reproché

Si l’échec nous est reproché par la société. Il faut d’abord préciser que la notion de société, est très limitée dans le temps et dans l’espace. Et ensuite que la notion elle-même se limite à des jugements moraux de la société.

La société peut nous reprocher une multitude des choses. Les choses qu’elle nous reproche sont le résultat de ses peurs, de ses tumultes mais aussi de ses convictions morales.

Prenons l’exemple d’une femme rwandaise qui tombe enceinte avant le mariage, la société rwandaise considère cette situation tant comme un échec de la femme elle-même et de sa famille.Deux précisions sont nécessaires pour critiquer la vision de la société:

En premier temps le fait qu’une femme en bonne santé tombe enceinte n’a rien d’anormal, c’est un aspect naturel, il en résulte que la société qui considère que la manque de progéniture est un échec n’est pas en mesure de considérer cette situation comme un échec.

En second temps, cet échec est motivé avant tout par les peurs de la société rwandaise qui n’ont plus de fondement dans le XXIème siècle à savoir la peur du jugement de l’autre ou la peur que la fille enceinte aura du mal à trouver un mari.

Conclusion

L’échec peut être soit personnel soit un reproche de la société. Un échec personnel suppose un élément matériel mais aussi un facteur psychologique. S’agissant de l’échec qui est le fruit d’un reproche de la société, il est issu des peurs ou des tumultes de la société. Comme c’est un reproche de la société, il n’a rien de logique, il suppose simplement un jugement moral de la société sur une question précise.

Écrit par Divin Garnaud Irakoze.

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