Ces fragments du mois de mai m’ont appris que l’attente n’est pas vaine, que l’espoir est une discipline, que la vie est un exercice de recommencement. Il m’a aussi soufflé que les vérités qui font mal sont parfois celles qui libèrent. Et que les adieux, quand ils sont sincères, contiennent l’essence de tout ce que nous avons vécu.
- Notre chance, c’est de pouvoir recommencer.
Respirer, expirer, changer d’air, d’heure et d’humeur.
Vieillir d’un instant, grandir un peu, mûrir avant de mourir.
Chaque jour, une nouvelle chance d’espérer encore. - Notre bien le plus précieux ? L’espoir.
Il nous garde debout quand tout vacille.
Il précède le bonheur, le rend possible.
Mieux vaut croire, même sans preuve, que vivre sans feu. - Il faut du courage pour quitter ses habitudes, pour oser l’incertain, prendre le risque d’un autre chemin. Il faut de la foi pour abandonner le confort garanti et bâtir ce mieux dont on n’est pas sûr.
- Toutes les vies ne s’alignent pas. Certaines cheminent côte à côte sans jamais vraiment se rencontrer. Elles se frôlent, partagent un regard, une halte, un instant suspendu. Et dans cet instant, parfois, une étincelle d’humanité passe : celle qui nous dit que même différents, même distants, nos mondes peuvent se reconnaître. Juste assez pour exister ensemble, un moment, dans la clarté d’un lien fragile mais vrai.
- La vie a mille et une nuances.
- Une seule chose change, et tout se renouvelle autour de nous.
- Guérir, c’est d’abord mourir un peu. Mourir d’hier pour mûrir aujourd’hui. Se dépouiller pour mieux se vêtir.
- La vie est faite de passions, plus ou moins dangereuses. De certains excès, plus ou moins redoutables.
- On ne pénètre pas dans le rêve d’un autre pour fuir son propre cauchemar. La vie est affaire de choix. Et parfois, de fuite.
- J’aime penser que la vie vaut ce qu’elle nous coûte.
- Il y a tant de choses que l’on ignore pour oser réfuter le divin.
- Se donner une vraie chance de mieux se connaître, c’est s’aimer.
- Tout arrive pour une raison. Chaque raison mène à un gain ou à une perte. Nul ne peut savoir à l’avance laquelle des deux l’attend.
- Cette vie est temporelle pour les mourants, intemporelle pour les mortels. Les premiers avancent avec la certitude de leur fin. Les seconds vivent avec l’espoir fou de ne jamais mourir.
- La vie ne suit pas toujours nos plans. Il y a l’attente, l’émotion, l’imprévu. Et ce chaos dessine le rythme du vivant.
- Nous sommes des êtres pensants. Pensant ce que les autres pensent que nous pensons.
- La vie est faite de promesses déçues, de quelques tenues, et surtout de rêves à venir.
- Certaines vérités libèrent. Elles dénouent les secrets trop lourds, les peurs trop anciennes. Une ère nouvelle s’ouvre alors.
- Les miracles existent. Pas toujours là où on les attend, pas toujours comme on les imagine. Ils ne brillent pas toujours, ils ne font pas de bruit. Mais parfois, au cœur du banal, quelque chose survient. Quelque chose d’inexplicable, de bouleversant. Et soudain, on se rappelle que la vie sait encore surprendre.
- Derrière toute réussite, il y a rarement du hasard. Il y a de l’organisation, de l’endurance, une part d’optimisme, et beaucoup d’espérance. Réussir, ce n’est pas seulement arriver : c’est persister, s’ajuster, croire encore quand tout vacille.
- Plus je grandis, plus je sens que la partie la plus ancienne de moi, c’est l’enfance. Comme si l’enfant que j’étais contenait déjà tout ce que je suis. Il m’observe encore, depuis ce passé immobile, avec une sagesse étrange. L’enfant en moi est vieux , vieux de toutes les questions que je n’ai jamais cessé de me poser.
- Parfois, ce qu’on attend depuis trop longtemps revient comme une chose familière devenue lointaine. On a appris à vivre sans, à ne plus espérer, à combler autrement l’absence. Et quand enfin cela arrive, ce n’est plus la joie qu’on ressent, mais un léger vertige : celui de constater que le manque avait fini par devenir une part de nous.
- Il y a des jours sans, des jours vides, où l’on erre dans l’abîme. Blessés, on prie pour que ça cesse.
- Les souffrances au nom de l’amour sont parmi les plus cruelles. La vie en regorge.
- Les petits pas quotidiens sont, en vérité, des pas de géants.
- Une vie ne tient pas seule. Elle s’appuie, elle s’entrelace, elle s’allume au contact d’autres vies. Le partage ne fait pas que relier : il révèle, il élève. Ceux qui comprennent cela savent que donner, c’est parfois la plus belle façon d’exister.
- Il vient un temps où tout devient dépassement de soi. Quand l’âme, trop meurtrie, appelle le devin ou le divin, plutôt que le divan.
- Les adieux révèlent l’essentiel : les bonheurs oubliés, les malheurs niés, les illusions mal reconnues. Ils déploient la vie dans son entier.
- Parfois, on a peur d’arriver au sommet. Non par vertige, mais parce qu’on sait ce qui suit : la descente, ou pire encore, une nouvelle montée. On craint de ne pas être à la hauteur du bonheur. Alors on préfère le rêve, l’élan, le chemin. Ce qui précède rassure plus que ce qui suit.
- Les nouveaux départs ont en eux un mélange étrange de joie et de tristesse. Ils nous jettent dans l’inconnu, mais nous offrent aussi la possibilité de chanter à nouveau, ailleurs, autrement.
- Ce qui se termine prépare, consciemment ou non, l’arrivée de ce qui vient.
Ainsi s’achèvent ces fragments du mois de mai : une traversée d’attente, d’espoir et de recommencements.“Tout ce qui commence par une fin contient déjà une promesse.”Ai-je noté dans mon journal, du 01 au 31 mai
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
Je transmets à une amie, je pense que ça va lui faire du bien
Merci
Merci Annie 🙏