À toi, que la vie m’a confiée

Quand on n’a qu’une sœur, et qu’on n’a qu’un an d’écart avec elle, on a souvent l’impression d’avoir grandi avec une évidence : celle d’être accompagnée, comprise, jamais vraiment seule. On se dit que la vie nous a placées l’une près de l’autre avec douceur, presque comme un cadeau pensé d’avance.

Ce texte est pour elle. Pour honorer le jour de sa naissance, pour célébrer cet instant béni où le monde n’a pas seulement accueilli un être humain, mais une être chère, ma sœur, ma chair. Ceci est pour elle.

Ma sœur chérie,

C’est à toi que je pense quand je pense à ma vie.
À toi quand me revient la ville de notre enfance,
À toi quand je revois la veille de mon adolescence,
À toi quand j’imagine aujourd’hui,
Comme à chaque cinq du mois de décembre, sans faillir.

À toi, ma sœur, la seule qui m’ait connue toujours.
À toi, la seule qui m’ait offert
Les plus tendres souvenirs de nos premiers jours.
À toi, celle qui m’a joué mille tours,
Des coups, des coups bas, mais toujours fraternels.

À toi, mon éternelle sœur,
Mon amie dont l’amour et les colères
Ont coexisté sans jamais engendrer la haine.
C’est toi que j’ai déçue le plus,
Parce que c’est de toi que j’ai reçu le plus.

C’est à toi que j’ai parlé le plus,
Parce que tu es celle qui appele le plus.
Et c’est toi que j’ai blessée le plus,
Parce que tu m’as laissée t’approcher nue, vulnérable,
Avec une confiance que je n’ai jamais oubliée.

Je te remercie pour ce cadeau de sœur,
Pour ce lien céleste dans deux corps terrestres.
Je te remercie de ne pas chercher à être parfaite :
De notre vie, rien n’est à refaire autrement.

Merci pour nos colères saines,
Pour nos blessures que nous avons nommées,
Pour nos mots posés dessus comme des baumes.
Merci d’être le temple de mes secrets,
La gardienne de mon enfance,
La preuve vivante que nous avons grandie.

Je te dois la vie, cette vie pleine de fou,
De faux espoirs, de faux-semblants,
Mais où toi, tu es vraie.
Vraie, imparfaite, debout, marchante.

Et c’est à tes côtés que je marche encore,
Même en claudiquant, sans peur de la chute,
Car je tomberais plus bas si tu n’avais pas existé.

Bon et heureux anniversaire,
Ma sœur chérie,
Longtemps ma sœur amie.

Merci de m’avoir accompagnée hier, aujourd’hui et demain. Ce texte t’appartient autant qu’il m’appartient.

Écrit par Aliane UMUTONIWASE

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