À la Une bougie, lumière, deuil

Adieu, grand homme

On passe sa vie à se passer des siens, à rétrécir son cercle sans raison valable. On passe sa vie à connaître des gens, à en oublier d’autres, jusqu’à ce que le malheur frappe et nous ramène aux souvenirs d’autrefois. On réalise alors que si l’on oublie même ceux qu’on aime, c’est parce qu’on les croit à l’abri, vivants, en bonne santé. Ce sentiment d’inutilité nous autorise à continuer sans culpabilité, à oublier le passé et ceux qui l’ont peuplé.

À la Une

En ce 7 Avril 

Je pense à mon peuple,   À ceux qui ont cru qu’ils seraient sauvés.   Je pense à un pays englouti dans l’obscur,   À l’héritage que nous portons à jamais.   Et je me dis :   Dans ce monde où chaque jour exige un choix,   Je ferai toujours celui de l’amour.   C’est peu, à l’échelle de l’histoire.   Mais ce peu, il y a 31 ans,   Aurait pu suffire à changer tant.

À la Une Statut Marseille

Poésie: Promesse des absents

Jusqu’à ce que la mort nous sépare,  La mort ne sépare pas les êtres.   C’est la vie qui nous brise,   Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé.   La mort, elle, ne fait que sceller   Ce que la vie avait déjà abandonné.   Ce n’est pas la mort qui t’a ravi,   C’est la vie qui s’en est allée,   Désertant tes organes,   Comme une vague qui se retire,   Laissant derrière elle un vide immense.   Et cette souffrance, Elle ne vient pas de ton absence,   Mais de chacune de tes apparitions,   Ombres d’une présence   Qui ne peut plus être. Le souvenir des absents, C’est comme une promesse électorale :   On y croit,   On veut y croire,   Mais il reste toujours un goût d’inachevé.   Je suis là, tentant de suivre tes traces,  

chaise vide , une photo de deuil

The Agony of Memories: A Poetic Reflection

“The dead do not speak,” they tell me,   But it’s the living who murmur the words left hanging,   The living, these cemeteries without tombstones.   Since you left, you’ve taken up residence in my young graveyard.   You, who were the cement, so loving, so alive.   Once, you told me this story,

À la Une A young African woman sitting in front of an empty seat by a lake at sunset, both chairs facing the lake. The scene is peaceful but melancholic, with

N’aimer plus cette histoire

« Les morts ne parlent pas », me disent-ils,   Mais ce sont les vivants qui murmurent les mots suspendus,   Les vivants, ces cimetières sans sépulture.   Depuis ton départ, tu as élu domicile en mon jeune cimetière.   Toi qui étais ciment, si aimante, si vivante.   Autrefois, tu me la racontais, cette histoire,   Mais aujourd’hui, c’est une douleur vive, violente,   Un coup de poignard qui réveille ton sourire   Et qui aujourd’hui m’arrache le mien.   Je ne peux plus rire de cette histoire.  

À la Une

Sobre hommage

Puisque tu as vécu avec nous, partagé avec nous, fait partie de nos bouts de vie, tu seras avec nous aujourd’hui comme tu l’étais hier encore. Dans nos cœurs, tu resteras jeune, belle et généreuse. Une fleur cueillie trop tôt, un ange veillant sur des milliers de gens. Merci d’être passée, merci de t’être arrêtée sur mon chemin, merci d’avoir été tout ce que tu devais être et devenir.

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Mon ami, la souffrance existe

Certaines souffrances ne portent pas des larmes, au contraire, elles portent des rires qui masquent le désespoir d’un monde cruel. Certaines souffrances ne portent pas de pleurs parce qu’elles ont peur d’alarmer, elles portent un nonce de dignité, une certitude d’un univers inhospitalier ! Certaines souffrances ne portent pas de larmes, au contraire, elles emportent toutes les émotions et laissent une âme en commotion ! Certaines souffrances sont inaudibles, elles se font une place de choix dans le cœur et ravagent le corps de celui ou celle qui les portent 

À la Une

A ma grande famille dispersée en diaspora

Être une diaspora ne soustrait pas les épreuves !   Être une diaspora n’exempte pas le besoin d’amour et de soutien !  Être une diaspora, c’est aussi un manque, une absence et un vide à combler !  Être une diaspora, c’est aussi se faire une raison que certains adieux ne seront pas possibles et que certaines cérémonies se vivront à distance !  Être une diaspora, c’est aussi craindre la mort qui nous guette, cette fatalité, nous la ressentons particulièrement !  La diaspora veut dire dispersée et non dispensée !

Deuil

Le deuil d’un homme

Après le décès inopiné de sa femme, dans un accident effroyable, atrocement mal vécue parce qu’il était là avec elle au moment du drame, il demanda à Dieu les comptes, pourquoi moi ? De quel destin me contrains-tu à vivre ? Une tristesse sans fin, de douleur en douleur, des enfants à élever, mais d’abord la lourde …

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