Le monde ne s’arrête pas de tourner quand le malheur frappe.
Il ne s’est pas figé lorsque l’horreur s’est installée.
Car dans un monde où l’amour côtoie la haine,
Il faut choisir.
Il y a 31 ans, un choix s’imposait.
Et le monde a choisi.
Parmi tant d’options,
Il a laissé le mal s’étendre, sans mot dire.
Il s’est réfugié dans l’indifférence.
Il a tenté de sauver… mais trop tard.
Quant à nous,
nous nous sommes entre-déchirés.
Certains ont traqué, tué, anéanti d’autres.
Une partie du peuple a voulu faire disparaître l’autre.
Un génocide sans précédent.
Un legs difficile à surmonter.
Il nous a fallu les voir mourir, et vivre avec.
Nous tentons encore de guérir.
Il nous a fallu longtemps mourir, pour mûrir.
Je pense à ce monde-là,
Et je regarde celui d’aujourd’hui :
Rien n’a changé.
Je pense à mon peuple,
À ceux qui ont cru qu’ils seraient sauvés.
Je pense à un pays englouti dans l’obscur,
À l’héritage que nous portons à jamais.
Et je me dis :
Dans ce monde où chaque jour exige un choix,
Je ferai toujours celui de l’amour.
C’est peu, à l’échelle de l’histoire.
Mais ce peu, il y a 31 ans,
Aurait pu suffire à changer tant.
En ce jour de recueillement,
Alors que mon pays pleure ses morts,
En ce 7 avril,
Jour de commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis,
S’il me fallait répéter un mot, ce serait :
Plus jamais chez nous. Plus jamais, partout.
Que nul n’oublie. Notre mémoire est leur sépulture.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
J’ai partagée aujourd’hui pour que nous pensions à vous et que nous mesurions notre bonheur de chaque jour
Merci Aliane
Merci Annie, merci d’avoir partagé l’article et d’avoir rappelé l’essentiel : penser à eux, c’est mesurer la valeur de chaque jour.
Heureuse de te savoir là 🙂
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