Puis, il me dit
Fin l’amour feinte,
Fin l’amour défaite,
Fin l’amour défunte,
Fin l’amour sans amour!
Épuisée je rétorquai
Adieu, Dieu des salauds,
Adieu, Dieu des soûlards,
Adieu, Dieu des salopards,
Pars sans dire un mot, pars sans parler de l’amour, toi qui ne sais que répandre l’amertume!
Adieu, Dieu des Jaguars!
Puis, il me lança
Puisse la vie te combler
Oui, je vide les bouteilles,
Oui, je suis un salopard,
Oui, je suis un jaguar,
Oui, je suis tout ça,
Adieu, toi qui vides tout ce que tu crois aimer,
Adieu toi qui m’as rempli des folies jusqu’à l’ivresse !
Ainsi je me pressai de répondre,
Fou tu l’es et l’as toujours été,
Foutu tu l’es et le resteras,
Folle de rage, je m’abstiens de te rappeler les coups,
Folle d’amour, je me refuse le souvenir du coût de cet amour qui m’a rendu complice de mon malheur !
Va-t’en,
Va tant qu’il est encore temps,
Va t’en prendre aux plus faibles que moi,
Va, vas-y pars
Puis il me dit
Je m’en vais avec satisfaction que tu m’en veux !
Ainsi, j’emporte une part de toi avec moi en enfer,
Ta tranquillité sera au prix des tranquillisants !
Je pleurai, puis m’en allai, ordonnance à la main ! Il avait raison . On ne se défait pas si facilement.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE