Le moment est venu de ralentir le rythme de cette course effrénée d’un article par jour. Au soir du 31 décembre 2024, portée par l’élan du nouvel an, je me suis lancée un défi : écrire chaque jour, sans faillir, avec une rigueur ignorante de la fatigue, du bon sens ou de tout ce qui aurait pu entraver ma quête.
Et j’y suis arrivée. Pour cela, je suis fière et profondément heureuse.
Je tiens à vous remercier, vous qui m’avez accompagnée durant ces 11 derniers jours. Votre amour, vos compliments et votre soutien ont illuminé cette expérience. Ils m’ont rappelé que je n’écris pas seulement pour moi, mais aussi pour vous. J’écris pour que nous puissions nous rejoindre, partager un instant, et peut-être, chacun à son échelle, penser un peu plus à l’autre.
Je sais que ce n’est pas évident de recevoir un mail tous les jours ou tous les matins, parlant d’un poème qui ne vous parle pas toujours, ou d’un voyage qui ne résonne pas forcément. Pourtant, vous avez continué à ouvrir ces messages, simplement parce qu’ils venaient d’une expéditrice signée Parlons de la vie. Et pour cela, je vous remercie du fond du cœur.
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà confié ici, mais dans le doute, je vais le faire. Je n’ai jamais été une personne pressée. Ceux qui m’ont pressée, pensant m’aider à avancer, ont souvent fini par m’opprimer. Lorsque viennent les grandes décisions de la vie: celles de la carrière, de la vocation, de la religion ou de l’amour , je prends tout mon temps.
Aucun délai ne m’est imposé. Je refuse de forcer le temps à répondre à une décision qui, idéalement, devrait s’inscrire dans l’intemporel. Je suis lente, je traîne quand je doute, je résiste quand je ne sais pas, et je me tiens droite face à la seule pression que je peux gérer : celle de décevoir ceux qui attendent tant de moi.
Ce partage peut sembler hors contexte, mais il est au cœur de ce que je vous confie aujourd’hui. L’écriture, pour moi, est une compagne de vie. Je ne l’utilise ni pour prêcher, ni pour briller, ni pour atteindre quelque gloire. Je l’écris parce que c’est vital. Ces 11 derniers jours, j’ai laissé la performance prendre le dessus sur l’essence. Je voulais prouver que je pouvais y arriver, mais j’ai perdu de vue ce qui compte le plus : la joie de transmettre.
C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, je vais ralentir. Je partagerai désormais un article par semaine. Ce rythme plus raisonnable me permettra de me consacrer à la vie, cette vie qui passe et dont la seule promesse est de continuer, inlassablement, jusqu’à son épuisement. Mais puisque je vais la traverser sans m’épuiser, je veux aussi puiser en elle ce qu’elle a de beau et d’extraordinaire. Permettez-moi de revenir dans six jours, puis tous les sept jours, pour continuer ce chemin avec vous.
En attendant, j’espère que ce début d’année tient encore ses promesses pour vous, que vos résolutions sont toujours d’actualité. Et si ce n’est pas le cas, sachez que le désordre fait partie de l’ordre de l’univers. Que la vie vous porte et vous aide à supporter ce qui ne peut être changé, afin que vous puissiez profiter pleinement de ce qui peut l’être.
À très bientôt,
Avec toute ma gratitude.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
🧑💻🧑💻🧑💻 parlonsdelavie✍️✍️✍️
BRAVO