Merci à ceux qui consolent

Il y a des jours où la vie nous échappe, où tout semble s’effondrer.
Dans ces instants, les mots des autres deviennent des abris, leurs silences des refuges.
Ce texte est né de ces moments-là , ceux où l’on se sent terrifié, épuisé, mais où une voix, un regard ou une main tendue rallume doucement l’espoir.
C’est un cri de désarroi transformé en merci.
Un hommage à ceux qui consolent, ces âmes simples qui, par leurs gestes ou leurs paroles, nous empêchent de sombrer.
Merci à ceux qui consolent

J’ai cru aux miracles, je n’ai vu que mirage.
J’ai cru au bon temps, je n’ai vu que nuages.
J’ai semé la vie, je n’ai récolté que survie.
À terre, terrifiée, les yeux rivés au ciel, j’ai demandé l’autorisation de m’y rendre.
Il m’a consolée tel un ami, un parent, un frère, une sœur.
Je lui ai répondu telle une âme en peine, une brebis égarée, un oiseau qui ne sait plus comment voler.
Il m’a dit que le passé est passé.
Ma réponse fut : « Le passé est bien là, car il passe son temps à tourmenter mon esprit. »
Il m’a dit que l’avenir sera plus beau.
J’ai répondu : « L’avenir est incertain, et quand enfin il arrive, il promet des surprises pas toujours agréables. »
Il m’a montré ceux qui portent des fardeaux plus lourds que le mien.
J’ai répondu qu’ils sont mieux armés que moi pour affronter les leurs.
Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’il y aurait toujours des solutions.
Mais j’avais la tête ailleurs : mes problèmes semblaient aimer ma compagnie.
Il m’a dit que Dieu est là, que je devrais avoir foi.
J’ai répondu : « Pourtant, ce même Dieu a laissé faire. Pourquoi, moi, ne le laisserais-je pas tomber ? »
Il m’a conseillé de prendre l’air.
Mais d’un air abattu, je ne pouvais plus supporter le vent qui me rappelait que tout est vanité.
Et pourtant, à chaque parole de consolation, il plantait en moi une graine d’espoir.
Il installait un doute, faisait naître d’autres perspectives.
J’ai fini par comprendre que ceux qui consolent sont ceux qui nous empêchent de nous complaire dans la condamnation.

Merci à ceux qui consolent.
Vos graines sont inestimables.
Ceci est un post de gratitude :
à ces amis qui ne nous ont jamais lâchés,
à ces parents qui nous ont soutenus,
à ces inconnus qui se sont arrêtés pour nous relever,
à ces âmes infatigables qui, par leurs mots, leurs gestes, leur simple présence, facilitent notre existence.

La consolation ne supprime pas la douleur, mais elle lui donne un sens. Et parfois, c’est déjà un miracle. Ai-je noté dans mon carnet à lire aussi oui je le veux


Écrit par Aliane UMUTONIWASE

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