Nouvel an,
Nouvel élan,
Hélas, nouveau départ.
Cette phrase m’est venue il y a quelques jours ; elle s’est d’abord imposée comme une évidence, puis peu à peu comme une absurdité. Une évidence parce que nous entrons dans une nouvelle année et que tant de résolutions sont faites avec tant d’espérance. Tant de gens espèrent prospérer, comptant sur le changement du calendrier civil. Il faut bien avouer que voir afficher sur son téléphone ou sur son calendrier le 01/01 remet les compteurs à zéro. Est-ce vraiment un nouveau départ ? C’est là que l’absurde trouve sa place en second lieu. Ainsi, j’ai écrit ceci :
Les pleurs d’hier ne vont pas disparaître ; ils vont sécher et laisser comme un rappel le goût du sel sur le visage.
Le visage d’hier ne va pas rajeunir ; au contraire, il va vieillir. Le temps signera son passage sur le front parfois invisible du corps, mais criant du cœur et d’expérience !
Le voyage d’hier laisse des souvenirs, des rires et des tristesses sur son passage, des passagers sur le quai du cœur, d’autres sur la route de l’oubli, d’autres encore sur les sentiers de l’amertume.
Nouvel an, nouvel élan, hélas, nouveau départ. Un souffle de vie avec son lot de joies et de souffrances !
Que souhaiter de plus sinon se lever de bonne heure pour savourer le bonheur s’il est là ! Puiser sans s’épuiser, s’excuser sans s’accabler d’accusations, oublier sans s’oublier. Apprendre encore et toujours à s’aimer en aimant et non à aimer sans s’aimer !
On récolte ce que l’on sème, on aime ce que l’on est capable de s’aimer !
On souffre de ce que l’on n’a plus de souffle ! Souffler encore et toujours. Évaluer et évoluer sans toutefois chercher un quelconque heureux nouveau départ.
Ce soir, en marchant, j’ai pensé à l’absurdité de croire que tout va s’arranger dans la nuit du 31/12 au 01/01et j’ai écrit ceci :
Nouvel an,
Nouveaux vieillissements,
Nouvelle calvitie,
Nouveaux désastres qu’on gérera avec diplomatie !
Tous les départs ne sont pas si glamour ..
Leçon tirée des nouvelles années passées,
Bonne et heureuse année quand même.
L’espoir fait vivre !
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
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