À la Une

Année 2025, Quelle année 

Chaque début d’année vient avec son lot de résolutions. Sur le chemin, il y a les déceptions, mais aussi des solutions. Et à la fin, un bilan. Parfois, une année commence bien jusqu’à ce qu’elle s’annonce mal, mal engagée, chargée du malheur qu’elle promet : une maladie, un décès, une séparation… Ces grands malheurs peuvent effacer, un temps, les plus grands bonheurs. L’inverse est tout aussi vrai. Une année peut mal commencer jusqu’à ce que la vie se rappelle à nous, nous trouve, et nous conduise là où nous n’avions jamais osé nous aventurer. Alors, le bilan devient positif. Et puis il y a ces années où les choses prennent leur temps, tout en nous assurant que de petites victoires peuvent engendrer de grandes transformations. Un « ça va » qui devient un « je t’aime ». Une publication journalière qui devient une habitude. Un voyage qui en rappelle d’autres. Une décision qui nous met sur un chemin. Et, en fin de compte, une espérance qui renaît et nous transforme.

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Une prière en passant

Je ne parle pas pour convaincre. Je trébuche souvent, vous savez. Je ne me tiens pas sur une montagne de certitudes. Je suis traversée de doutes, moi aussi. Et je ne juge pas ceux qui doutent, ni ceux qui croient autrement. Je témoigne seulement, à ma manière, que dans un monde libre de croire ou non, « j’ai choisi de croire. » Pour conclure, ce jour-là, je n’ai rien prouvé. Je n’ai pas répondu aux grandes questions, ni éclairci le mystère. Mais j’ai écrit. Et ce que j’ai écrit ce jour-là, dans cette église vide d’Angoulême, c’est peut-être l’une des choses les plus vraies que je pouvais dire. Je ne crois pas par bravoure, ni par héritage (quoique un peu), ni pour avoir raison. Je crois parce que, dans mes silences, quelque chose tient. Quelque chose aime. Quelque chose espère. « Croire n’est pas prouver : c’est tenir. Aimer malgré tout. Espérer quand même. » ai-je noté dans mon carnet.

À la Une Lourdes, la grotte

Voyage: Lourdes

Il est si doux de prendre la mesure de sa paix lorsque l'on laisse la peur de côté et que l'on embrasse la joie d'être humain. Faible, mais repentante. Faible, mais soutenue. Si près et si loin à la fois. Cette fois-là, j'étais moi. Je ne ressemblais en rien à ma mère, et j'en étais heureuse. La foi est singulière, unique. On ne peut pas forcer les gens à l'avoir, car personne ne la détient avec certitude. Aimer Dieu librement, c'est s'abandonner à lui, le laisser nous aimer dans nos failles et nos fragilités. C'est explorer nos doutes, et, à défaut de le trouver dans les murs d'une église, le chercher au plus profond de notre cœur. C'est l'appeler comme bon nous semble, le questionner, le défier peut-être, mais toujours le garder près de nous, quoiqu'il advienne. C'est dans cette proximité intime et sincère que réside la véritable foi. Désormais, je passe ma vie à avancer, à chercher à être meilleure qu'hier, non par peur ou par obligation, mais par désir de laisser Dieu agir en moi. Car la foi n'est pas un poids, mais une lumière discrète qui guide mes pas, même dans l'obscurité.