À la Une

Année 2025, Quelle année 

Chaque début d’année vient avec son lot de résolutions. Sur le chemin, il y a les déceptions, mais aussi des solutions. Et à la fin, un bilan. Parfois, une année commence bien jusqu’à ce qu’elle s’annonce mal, mal engagée, chargée du malheur qu’elle promet : une maladie, un décès, une séparation… Ces grands malheurs peuvent effacer, un temps, les plus grands bonheurs. L’inverse est tout aussi vrai. Une année peut mal commencer jusqu’à ce que la vie se rappelle à nous, nous trouve, et nous conduise là où nous n’avions jamais osé nous aventurer. Alors, le bilan devient positif. Et puis il y a ces années où les choses prennent leur temps, tout en nous assurant que de petites victoires peuvent engendrer de grandes transformations. Un « ça va » qui devient un « je t’aime ». Une publication journalière qui devient une habitude. Un voyage qui en rappelle d’autres. Une décision qui nous met sur un chemin. Et, en fin de compte, une espérance qui renaît et nous transforme.

2025 What a Year

Every new year arrives with its share of resolutions. Along the way come disappointments, but also solutions. And in the end, a reckoning. Sometimes a year begins well, only to turn sour, poorly set in motion, heavy with the misfortune it seems to promise: illness, death, separation. Such great losses can, for a time, eclipse even the greatest joys. The opposite is just as true. A year may start badly until life calls us back, finds us, and leads us to places we never dared to venture. Then the balance tilts toward the good. And then there are those years when things take their time, quietly teaching us that small victories can lead to profound transformations. A “How are you?” that becomes “I love you.” A daily post that turns into a habit. One journey that awakens the memory of others. A decision that sets us on a path. And, in the end, a hope that is reborn and reshapes us.

À la Une

Réflexion sur la lumière

Tu vois la lumière.
Tu la verras parfois nue, éclatante.
Tu la verras parfois voilée, couverte, comme hésitante.
Tu la verras comme une promesse.
Tu la verras, et il arrivera que tu sois le seul à la percevoir. Tu vois la lumière.
Il y aura des jours où tu seras heureux de la remarquer,
et d’autres où tu ne la verras pas,
même lorsqu’elle se tiendra juste devant ta porte. Tu vois la lumière : tu la verras seulement si ton cœur y consent,
si ta propre lumière intérieure répond à la sienne.

À la Une Amitié

À toi, que la vie m’a confiée

C’est à toi que j’ai parlé le plus, Parce que tu es celle qui appele le plus. Et c’est toi que j’ai blessée le plus, Parce que tu m’as laissée t’approcher nue, vulnérable, Avec une confiance que je n’ai jamais oubliée.

À la Une Notre-Dame de Talence messe

Au-delà du doute

C’est au moment où l’on questionne la liberté elle-même que l’on découvre la vérité : la plus grande liberté consiste à reconnaître ses limites. À admettre qu’on peut proclamer sa liberté sans jamais l’expérimenter. Qu’on peut courir après mille choses pour fuir, tout en se forgeant d’autres chaînes. Qu’on peut s’éloigner de la vie en croyant la trouver, tout comme on peut chercher la vie alors qu’elle est déjà là, humble et fidèle.

Notre-Dame de Talence messe

Beyond Doubt

It is when we begin to question freedom itself that we discover the truth. The greatest freedom is to recognize our limits. To admit that we can claim freedom without ever experiencing it. That we can run after endless distractions in order to flee, while forging new chains for ourselves. That we can distance ourselves from life thinking we are finding it, just as we can search for life even when it is already there, humble and faithful.

The Vertigo of Existing

For as long as I can remember, I have loved work done well. I wanted to excel at everything. To give happiness, and to give my parents a reason to be proud perhaps even more than I wanted my own joy. For years, I accepted happiness simply because others were happy. Happiness by proxy, you might say. Yet when someone’s joy exists because of us, it becomes ours too. With my contemplative nature, I think I was made for small victories: the quiet wonder of a landscape, the tenderness of simple things that prepare you for the grander ones. I could have climbed the stairs step by step. But the elevator of existence made me dizzy. I lost myself between floors, so I went back down to take my stairs.

À la Une Le penseur de Rodin

Le vertige d’exister

Longtemps, je me suis contentée d’être heureuse parce que les autres l’étaient. Le bonheur par procuration, me direz-vous. Et pourtant, lorsque le bonheur des autres existe grâce à nous, il est aussi le nôtre. Avec mon cœur contemplatif, j’étais sans doute faite pour les petites victoires : les regards émerveillés posés sur la nature, l’éblouissement des choses simples qui préparent aux grandes. J’aurais pu monter les marches une à une ; l’ascenseur de l’existence me donnait le vertige. Je me suis perdue à quelques étages, alors j’ai choisi de redescendre prendre mes escaliers.