À la Une Le penseur de Rodin

Le vertige d’exister

Longtemps, je me suis contentée d’être heureuse parce que les autres l’étaient. Le bonheur par procuration, me direz-vous. Et pourtant, lorsque le bonheur des autres existe grâce à nous, il est aussi le nôtre. Avec mon cœur contemplatif, j’étais sans doute faite pour les petites victoires : les regards émerveillés posés sur la nature, l’éblouissement des choses simples qui préparent aux grandes. J’aurais pu monter les marches une à une ; l’ascenseur de l’existence me donnait le vertige. Je me suis perdue à quelques étages, alors j’ai choisi de redescendre prendre mes escaliers.

À la Une

Ma vie, riche de tout et de presque rien

Je découvre que chaque vie, même lorsqu’elle semble ordinaire, porte en elle une force que l’on ne voit pas toujours. Nous avançons avec nos questions, nos silences et nos petites victoires, et pourtant quelque chose nous tient, quelque chose nous dépasse. Je dédie ces mots à ceux qui se sentent en marge, à ceux qui doutent de leur valeur, à ceux qui pensent n’avoir rien d’exceptionnel à offrir. Une vie n’a pas besoin de briller pour inspirer. Il suffit qu’elle soit vraie, courageuse et fidèle à son propre chemin. » Ai-je note dans mon carnet 

My Life, Full of Everything and Almost Nothing

I am discovering that every life, even when it seems ordinary, carries a strength we do not always see. We move forward with our questions, our silences, and our small victories, and yet something holds us, something greater than ourselves. I dedicate these words to those who feel on the margins, to those who doubt their worth, to those who believe they have nothing exceptional to offer. A life does not need to shine to inspire. It only needs to be true, courageous, and faithful to its own path.

Bienvenue

Fragments of November

We are rich only in the people we love. Those who make us laugh and support us, those who advise us and bring us back to what matters, those who see the invisible, sense the unspoken, and help us recognise our limits when that is the wisest choice. Our true wealth is them. Listening is a virtue. Stepping aside, letting the other wander, letting their thoughts emerge. Offering words or silence so they can heal themselves. It is a gift, simple and essential. Letting go is a virtue. We renounce things every day without noticing. But letting go of what we fought for, of what we believed essential, simply because we must that is difficult. That is noble.

À la Une Main tendue

Fragments du mois de novembre

17. On n’est riche que des gens que l’on aime. Ceux qui nous font rire et nous consolent, ceux qui nous conseillent et nous ramènent à l’essentiel, ceux qui voient l’invisible, devinent le non-dit et nous aident à reconnaître nos limites lorsque c’est la meilleure chose à faire. Notre vraie fortune, ce sont eux. Écouter est une vertu. S’effacer, laisser l’autre aller et venir, laisser émerger sa pensée. Offrir la parole et accueillir le silence pour qu’il guérisse par lui-même. C’est un don, un geste simple et essentiel Renoncer est une vertu. On renonce chaque jour sans s’en rendre compte. Mais renoncer à ce pour quoi l’on s’est battu, à ce que l’on croyait indispensable, simplement parce qu’il le faut, voilà un acte difficile. Un acte noble.

coeur

Poetry : Heart of Flesh

Tonight, I offer you a heart of blood, A heart of us. An open heart, A heart that desires nothing but to beat, That aspires to nothing but to love, A heart that refuses to turn to stone, A heart burning with love.

coeur

Poésie : Cœur de chair

Ce soir je viens avec un cœur de chair , faillible mais fiable ,  Ce soir je t’offre un coeur de sang ,  Ce soir je t’offre un cœur de nous, Un cœur ouvert ,  Un cœur qui n’a d’autres désirs que de battre ,  Un cœur qui n’a d’autres ambitions que d’aimer  Un cœur qui refuse la pierre ,  Un coeur brûlant d’amour ! 

bougie, lumière, deuil

Farewell, Great Man

Thank you for having existed. Thank you for being great in a modest life. Thank you for letting yourself be forgotten, for carrying your pain quietly so it wouldn’t spill on anyone else. Thank you for your courage, your patience, your dignity, for five long years of struggle when everything was taken from you except bravery.

À la Une bougie, lumière, deuil

Adieu, grand homme

On passe sa vie à se passer des siens, à rétrécir son cercle sans raison valable. On passe sa vie à connaître des gens, à en oublier d’autres, jusqu’à ce que le malheur frappe et nous ramène aux souvenirs d’autrefois. On réalise alors que si l’on oublie même ceux qu’on aime, c’est parce qu’on les croit à l’abri, vivants, en bonne santé. Ce sentiment d’inutilité nous autorise à continuer sans culpabilité, à oublier le passé et ceux qui l’ont peuplé.