À la Une

Lundi de mémoire, Lundi de foi

Ayant grandi dans la foi catholique, j’accueille cette semaine avec une intériorité plus vive qu'à Noël ou toute autre fête, elle me touche. Peut-être parce qu’elle met à nu l’humanité, dans ce qu’elle a de fragile, de traître, de fidèle, d’héroïque parfois. Dans la Passion de Jésus, je ne me projette pas en lui. Je me reconnais dans ceux qui l’entourent, le condamnent, le soutiennent, l’abandonnent. Je suis Pierre, qui l’a renié trois fois (Luc 22, 61). Je suis Jean, qui l’a suivi de loin jusqu’à la croix (Jean 19, 26-27). Je suis Judas, qui l’a trahi d’un baiser (Matthieu 26, 47-50). Je suis Simon de Cyrène, contraint mais présent, qui l’aidait à porter la croix (Luc 23, 26). Je suis la foule, changeante, qui criait : « Crucifie-le ! » (Luc 23, 21). Je suis Pilate, lâche, lavant ses mains mais non sa conscience (Matthieu 27, 24). Je suis Véronique, selon la tradition, qui essuie un visage plein de sang. Je suis Marie, silencieuse, debout dans la douleur. Je suis ces femmes à qui Jésus dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi. Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. » (Luc 23, 28). La Semaine sainte me révèle à moi-même. Elle met à nu mes manques, mes fuites, mes élans aussi. L’acte du Christ m’émeut, me dépasse, me redonne souffle. Même sans être croyant, il me semble qu’on peut y voir une histoire belle, tragique, profondément humaine et, peut-être, une forme d’espérance.

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En ce 7 Avril 

Je pense à mon peuple,   À ceux qui ont cru qu’ils seraient sauvés.   Je pense à un pays englouti dans l’obscur,   À l’héritage que nous portons à jamais.   Et je me dis :   Dans ce monde où chaque jour exige un choix,   Je ferai toujours celui de l’amour.   C’est peu, à l’échelle de l’histoire.   Mais ce peu, il y a 31 ans,   Aurait pu suffire à changer tant.

À la Une Parlons de la vie

Fragments du mois de Mars

3. On ignore souvent où le vent nous mène, où notre curiosité nous embarque, et qui débarque lorsque l’on laisse entrer d’autres connaissances. Apprendre, c’est se dépouiller perpétuellement, faire un deuil heureux de ce que l’on est et devenir un autre nous, en permanence ! 4. La vie est une histoire de fouille, d’apprentissage et de découverte. Une histoire continue, permanente, même dans l’impermanence ; infinie, même dans la finitude. La vie est une histoire sans fin et nous, une histoire indéterminée, toujours à révéler, toujours à écrire, toujours à décrire ! 6. La vie est faite de joies, de partages et d’amour. De tous les amours, j’admire l’amitié : lorsque les âmes se hissent à la hauteur des enjeux. Se risquer à aimer sans rempart, sans contrat ni sang. Les amis s’aiment, non par devoir mais par choix, non par désir charnel mais par une connexion spirituelle.

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Poésie: L’âge de nos métamorphoses

La vie n’a rien de certain, seule la mort l’est.   Et encore, faut-il être mourant.   Quant aux mortels que nous sommes, nous n’avons pas encore notre sentence.   Et ne pas le savoir nous rend vivants immortellement confiants,   détenteurs de l’avenir.   La vie n’est belle et sans nuage nulle part.   La vie est ce qu’elle est :   Souffle et souffrance,   Plaisir, désir,   Saut, sentiment.   Elle est promesse.   Elle n’est pas tout à fait obligatoire tant il y a de morts-vivants.   Elle est une chance pour ceux qui, à défaut de se croire privilégiés,   se sentent complices de ses joies,   de ses caprices,   de l’odieux et des adieux qu’elle inflige,   du laid, de l’atroce qu’elle afflige.   Mais aussi de la douceur qu’elle procure,   de l’espoir qu’elle insinue dans chaque douleur,   de l’immortalité qu’elle offre chaque fois que demain se répète,   et se multiplie.

À la Une Parlons de la vie

Poème: Quand c’est toi qui te le dis  

Ça change quand c’est toi qui le vois.   Ça rassure quand tu en es sûre,   Ça aide quand tu n’es pas dure.   Quand c’est toi dans le miroir, Quand tu ne caches rien au fond du tiroir,   Quand tes doutes ne t’enchaînent plus,   Quand c’est toi qui t’apprécies ,   Quand c’est toi qui te le dis ! 

Eternal Journey

Since life has a thousand faces, Since everything here below is shared, To you who journey, just like me, Don't tire yourself, take heart! To you who are at an age where faces don't betray years, Fear not the fleeting winds, For every bend reveals a new anchorage.

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Poésie: Éternel voyage

Puisque la vie a mille visages, Puisqu'ici-bas tout se partage, À toi qui, comme moi, voyage, Ne te fatigue pas, prends courage ! À toi qui es à l’âge où le visage ne révèle pas l’âge, N’aie crainte des vents volages, Car chaque détour t’offre un nouvel ancrage. La vie est semée d’embûches et d'embouteillages, Habitée par des sages doux et des fous qui ravagent. À toi qui, comme moi, voyage, Prends courage ! À toi qui, tel Ulysse, espère un beau voyage, Saisis ta chance, n'échange ta place pour aucun mirage. Et embrasse chaque paysage.

February Fragments: Lightning Thoughts

18. Seeing the glass half empty is just as valid as seeing it half full, but being right is not enough; one must also be happy. While the half-empty view may bring certainties, the half-full perspective brings the risk of seeing roses where crimson may prevail. But the gamble is worth it the rose we thought we saw helps us endure the crimson reality. Being right about impending misfortune is admirable, but who does it benefit? My notebook is pink that's a good start! 20. Take life as it comes, extract the good from each day to turn it into something great. Do good and savor the satisfaction it brings—happiness so rare, yet so grand and accessible!

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Fragments de Février – pensées fulgurantes

18. Voir le verre à moitié vide est tout aussi juste que le voir à moitié plein, mais il ne suffit pas seulement d’être juste, encore faut-il l’être en étant heureux. Mon carnet est rose, c’est un bon début !