Un temps, j’ai cru les avoir,
Un temps, j’ai cru les aimer,
Un temps, j’ai cru ne plus être sans eux,
Un temps, j’ai cru ne plus vivre sans eux,
Un temps, j’ai cru n’exister qu’à travers nos parenthèses,
Un temps, j’ai ri sans fin,
Un temps, j’ai pleuré des larmes heureuses,
Un temps, j’ai cru accéder à un bonheur infini, dans des jours sans nuits.
Puis, ce temps a cessé,
Puis, ce temps s’est envolé,
Puis, ce temps s’est révélé cruellement menteur,
Puis, ce temps m’a fui,
Les amis se sont évanouis comme des ombres dans la nuit,
Ils sont partis sans crier gare,
Comme les saisons, sans donner une raison.
Tout ce temps où j’ai cru posséder, je n’avais rien,
Tout ce temps où j’ai cru pouvoir, je ne pouvais pas,
Tout ce temps où j’ai cru savoir, je ne savais rien,
Tout ce temps où j’ai cru aux au revoir, c’étaient en fait des adieux,
Adieu à la vie qui s’en va,
Adieu à une époque révolue,
Adieu aux rêves partagés,
Adieu à une existence richement heureuse,
Adieu à un cycle si innocent.
Un temps, j’ai cru vivre éternellement alors que je n’étais qu’un transitoire occupant des lieux,
Tout ce temps où j’ai cru être exceptionnelle en fait, j’étais banale,
Autrefois, j’ai cru en l’éternité, quelle terne espérance. Le monde est versatile, ainsi le sont les mortels.
Hier encore, ils étaient mes amis!
Écrit par Aliane UMUTONIWASE