Tu es venu et tu m’as appris comment aller mal et le dire.
Merci de m’avoir donné cette chance,
cette liberté d’être chancelant quand la chandelle est presque éteinte.
Tu es venu et tu m’as appris à être triste sans attrister l’auditoire,
à côtoyer la douleur sans la propager. Merci de m’avoir donné cette chance,
d’être libre dans mon noir.
Tu es venu et tu m’as appris à désobéir avec respect,
à respecter ceux qui se taisent et à me taire devant ceux qui m’enterrent une fois le dos tourné.
Merci de m’avoir donné cette chance,
d’être libre dans la sollicitude et d’être dans la solitude.
Dans ta tristesse, tu m’as souri et je t’ai rendu le sourire.
Dans ta désobéissance, j’ai admiré ta justesse.
Tu es venu vulnérable, merci de m’avoir donné cette chance de l’être à mon tour.
Tu es venu et tu m’as aimé.
Je t’ai aimé à mon tour, ou peut-être que l’on s’est aimé au même instant,
l’instant d’obéir tous les instincts.
Là où toutes les confiances se mêlent et s’en mêlent pour donner des confidences !
Là où les confidences s’élèvent dans les hauteurs de l’amitié !
Nos nuits ont enfanté le jour,
nos jours ont donné la vie.
Merci de m’avoir donné cette chance d’embrasser l’amer comme l’amour,
d’aimer l’imperfection dans sa totalité.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE