Quelque part dans le monde, aujourd’hui, on célèbre les mères. Et moi, je viens d’elle. Il m’a semblé juste d’avancer mon article hebdomadaire, prévu pour lundi, afin de me joindre à ceux qui rendent hommage pour célébrer la mienne:
Maman,
Si je suis en vie,
C’est que tu m’as donné la vie,
L’envie, et puis l’avis
L’avis sur le monde et sur l’immonde.
Merci d’être faible et faillible,
Merci d’être forte et fiable,
Merci d’être le tout dans un monde qui s’en fout.
Merci d’être reine d’un tout petit royaume,
D’être mère en tout lieu, toute heure, en toute saison.
Amour de mère, mer d’amour,
C’est à toi que je fais serment,
À toi que je rends mon allégeance, pour toujours.
Ce soir peut-être, je te reprocherai d’être ma mère,
D’être humaine et non sainte me paraîtra amer.
J’envierai celles nées de mères à ma convenance,
Je t’en voudrai peut-être, dans le silence.
Ce soir peut-être, je te trouverai dure, dépassée,
Et j’en serai moi-même bouleversée.
Tu le verras, tu le sentiras,
Et tu pleureras
Non pour m’avoir mise au monde,
Mais pour ce que le monde a fait de moi.
Moi je ne regretterai rien,
Moi je n’en ferai rien.
Le monde évolue, juge, évalue,
Il donne raison aux enfants du jour
Et relègue leurs aïeux dans l’ombre des contours.
Permets-moi donc, avant que ma lucidité ne m’échappe,
De te dire combien je t’aime, sans échappatoire, sans cape.
Maman,
Merci de m’aimer fort et cela, fort longtemps.
Merci d’être la huitième merveille,
Parce que toi, tu veilles.
Merci d’être si fille, si femme, si mère, si tout.
Bonne fête des mères !
Puisse chaque rosier du monde t’appartenir, et fleurir rien que pour nous.
Je t’aime pour ton toit de corps,
Je t’aime pour ton amour encore.
Je t’aime pour mes premiers pas,
Pour tous les « je n’ai pas eu »,
Que tu m’as transformés en « tu auras ».
Je t’aime pour les promesses tenues,
Pour ce que tu as ébranlé,
Pour me verser dans ce monde peuplé d’inconnus.
Merci d’être mère,
Merci d’être ma mère.
Pour ce qui est du tort,
Rien ne saurait contraindre mon sort :
Celui de t’aimer non chaque jour,
Mais pour toujours.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
Il faut absolument que tu publies
C’est trop beau, trop fort
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