Strasbourg: Entre Histoire, Patrimoine et Surprises au Cœur de l’Alsace

Je croyais Strasbourg bien lointaine, l’Alsace presque hors de portée, et j’avais toutes les raisons de repousser cette visite à plus tard. Moi qui, ces derniers temps étais toujours en retard dans la vie, et cela remettait en question mes projets de voyage. Mais la vie, elle, sait toujours arriver à l’heure. J’ai finalement découvert Strasbourg plus tôt que prévu, sans doute au moment exact inscrit sur le calendrier du Destin, celui qui distribue tout à son heure.

Grande-Île de Strasbourg
Le quartier de la Petite France de la Grande-Île de Strasbourg

Ma vie a toujours été une histoire de rencontres, de défis et d’opportunités. Une histoire de rendez-vous tardifs, mais honorés de manière merveilleuse, impeccable, et parfois même improbable, au point que je ne peux jamais m’attribuer le mérite là où seule la grâce a agi. Pour que jamais je ne m’élève là où je ne suis que l’instrument d’un miracle. Mon Dieu, c’était toi, hier comme aujourd’hui, dans mes doutes, dans mes moments de faiblesse, comme dans mes instants de foi, quand je vois mon étoile briller !

Parlement Européen de Strasbourg
Un selfie pour marquer mon entrée en scène

Mon voyage à Strasbourg a commencé par une rencontre, sans doute providentielle. Un couple strasbourgeois m’a invité à les suivre. Moi qui n’avais jamais envisagé de visiter cette ville en dehors de la période de Noël, je me suis retrouvée à imaginer un séjour estival. Sans idées préconçues, hormis celles liées à la magie de Noël à Strasbourg, je me suis laissée guider par Google et par les nombreux touristes qui avaient sillonné l’Alsace avant moi.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que cette ville abrite des institutions européennes, une cathédrale réputée pour son horloge astronomique et qui est la deuxième plus visitée de France après Notre-Dame de Paris. J’ai aussi découvert les maisons à colombages, les eaux de l’Ill qui rappellent un peu le Rhin allemand dans ce Strasbourg profondément français.

J’ai aimé cette ville, j’ai tout aimé, de la cathédrale au palais Rohan, du palais aux ponts du Corbeau, couverts et Saint-Martin, pour ne citer qu’eux. J’ai traversé la Petite France et ses maisons à colombages avec la sensation que c’était une France dans la France. Voir les ponts s’ouvrir pour laisser passer les bateaux, puis se refermer avec une justesse poétique, a fait chavirer mon cœur et mes yeux, qui observaient les élans passionnés des amoureux scellant leur amour sur le pont Saint-Guillaume.

Cette ville a l’élégance de concentrer pas moins de cinq musées en un même lieu, laissant aux amateurs de culture le choix de leur visite. Que dire des imposants édifices religieux, tantôt catholiques, tantôt protestants ? C’était une première pour moi, habituée à la France, fille aînée de l’Église romane. Et que serait Strasbourg sans son bretzel et sa tarte flambée ?

Il est temps pour moi de m’effacer et de laisser les images décrire ce que les mots ne peuvent que tenter d’évoquer. C’est parti, voici le Strasbourg que j’ai découvert :

  1. La cathédrale 

Comme j’aime la chanson « Le Temps des Cathédrales » de Bruno Pelletier, qui commence ainsi : « C’est une histoire qui a pour lieu, Paris la belle en l’an de Dieu 1482… », je voudrais débuter de la même manière pour évoquer cette cathédrale qui, sans aucun doute, n’a rien à envier à la splendeur de Notre-Dame de Paris. La Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est imposante et surplombe la ville en toute majesté. Avec sa flèche unique qui s’élève à 142 mètres, elle fut longtemps le bâtiment le plus haut du monde. Ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique, situé au Place de la Cathédrale, 67000 Strasbourg, est un symbole de la ville et un témoignage vivant de l’histoire et de la foi. En explorant son intérieur richement orné, on découvre non seulement une prouesse architecturale, mais aussi un lieu empreint de spiritualité et d’histoire, qui continue de fasciner visiteurs et fidèles depuis des siècles.

  1. Le palais Rohan : Musée archéologique , musée de beaux-arts, musée des arts décoratifs 

Après avoir visité le Musée Alsacien, où l’on plonge dans l’authenticité et la simplicité de la vie alsacienne d’antan, on peut découvrir la magnificence et l’opulence du Palais Rohan, situé au 2 Place du Château, 67000 Strasbourg. Ce palais, autrefois résidence de la richissime famille du prince-évêque de Rohan, abrite aujourd’hui trois musées prestigieux : le Musée Archéologique, le Musée des Beaux-Arts et le Musée des Arts Décoratifs.

J’ai choisi de visiter le Musée des Arts Décoratifs, et je dois dire que ce fut un excellent choix. J’y ai découvert une multitude de trésors : l’histoire du voyage royal de Louis XV, le rôle du Cardinal de Rohan dans l’affaire du collier de la reine, et les séjours napoléoniens dans cette demeure. L’horlogerie, avec des pièces parmi les plus anciennes du monde, l’orfèvrerie, où Strasbourg se distingue comme le deuxième centre après Paris, ainsi que la céramique de la célèbre famille Hannong, m’ont particulièrement fascinée. Ce fut une visite riche en découvertes, et j’ai même pris plaisir à photographier mon petit livre dans la splendide bibliothèque du musée.

  1. La petite France 

J’ai eu du mal à me figurer ce qu’était exactement la Petite France, alors je préfère parler du quartier de la Petite France. Les couleurs et l’eau qui y serpentent pourraient évoquer une certaine ressemblance avec Venise, mais ce n’est pas tout à fait ça. Les maisons à colombages ont leur propre charme, unique à l’Alsace, et les bateaux qui circulent ici ne sont ni des gondoles vénitiennes ni des vaporetti. Ce sont des Batoramas, qui vous offrent une visite pittoresque de ce quartier enchanteur. La ville, fleurie et pittoresque, est parsemée de magnifiques restaurants tout le long des ponts. J’ai particulièrement aimé le Pont Saint-Martin et les écluses qui s’ouvrent et se ferment au gré des manœuvres des bateaux. Un quartier à voir absolument, tant pour son charme que pour son caractère unique.

  1. Le pont couvert 

À Strasbourg, les ponts sont nombreux, mais le Pont Couverts, situé au Quai de la Petite France, 67000 Strasbourg, est unique en son genre. Il doit son nom aux toitures en bois qui le recouvraient autrefois, protégeant ainsi les sentinelles qui y étaient postées. Bien que ces toitures aient disparu au fil des siècles, le nom est resté. J’y ai pris une dizaine de photos, tant le décor me semblait magnifique. À quelques mètres de ce pont, on découvre le Barrage Vauban dont je parlerai plus tard. Ce lieu est un véritable témoignage du riche patrimoine historique de la ville, mêlant beauté architecturale et histoire militaire.

  1. Le pont saint Guillaume

Dans le quartier de la Petite France, Cupidon a choisi un pont : le Pont Saint-Guillaume, où les amoureux viennent sceller leur promesse d’éternité. J’ai aimé l’idée ; après tout, la folie des amants mérite bien un cadenas, et le Pont Saint-Guillaume ne demande qu’à accueillir ces témoignages d’amour éternel.

  1. Barrage de Vauban 

Que dire de ce barrage, si ce n’est qu’il offre une vue absolument magnifique lorsqu’on prend le temps de grimper les escaliers jusqu’à son toit. De là, le Ponts Couverts se dévoile dans toute sa splendeur, tandis qu’au loin, la majestueuse Cathédrale de Strasbourg se dresse fièrement. La rivière Ill, serpentant à travers la ville, ajoute une touche idyllique à ce panorama unique. C’est dans ce cadre enchanteur que j’ai rédigé l’introduction de cet article, tant j’étais imprégnée de bonheur.

En longeant le couloir du Barrage Vauban, situé au Place du Quartier Blanc, 67000 Strasbourg, on découvre une collection d’objets, de sculptures et de statues, témoignant de l’histoire et de l’art de la région. De plus, des sanitaires sont également disponibles, et tout cela est accessible gratuitement. Un grand merci à la ville de Strasbourg pour offrir à ses visiteurs une telle richesse culturelle dans un cadre aussi exceptionnel.

  1. Le musée alsacien 

Le ciel était plutôt dégagé ce jour-là, et en entrant au Musée Alsacien, situé au 23-25 Quai Saint-Nicolas, 67000 Strasbourg, une odeur de vieil air imprégnait l’atmosphère, renforçant l’authenticité des lieux. Avec ses 26 salles à découvrir, ce musée propose une immersion totale dans l’Alsace d’autrefois, accompagnée d’un audioguide pour enrichir la visite. On y découvre l’Alsace à travers les époques, avec des réponses à toutes les questions concernant l’architecture, la culture franco-allemande et bien plus encore. Ce musée, à la fois riche et modeste, offre une vision quasi complète de ce qu’était l’Alsace autrefois. Si je devais recommander une visite, ce musée serait en tête de ma liste. Quoi de mieux que de plonger dans l’ambiance du passé, d’apprivoiser l’histoire avant de profiter du présent alsacien et strasbourgeois ?

  1. Le parc de l’orangerie 

J’aime le vert , j’aime l’eau j’aime le mélange de deux, j’aime quand on aménage un endroit pour offrir un cadre qui mêle la douceur et le bruit de la chute d’eau. Le parc de l’orangerie m’a donné de quoi aimé définitivement Strasbourg, ses arbres , sa boîte aux livres , son circuit , ses fleurs et son étang font de lui un endroit de repos et de picnic familial, j’ai aimé chaque facette , explore chaque recoin , me reposant dans l’herbe , rêvant des lendemains aussi beaux que l’instant où je formulais cette pensée .

  1. Nourriture: La tarte flambée, choucroute et le bretzel 

J’avais déjà vu l’essentiel de Strasbourg et je me trouvais au pied de la cathédrale, avec une soif criante et une faim prête à tout apprécier. Je suis donc allé juste en face, au « Le Plaz », où j’ai commandé la fameuse tarte flambée et un petit Fanta, bien connu de tous. C’était la première fois que je goûtais une tarte flambée, mais je dois dire que je préfère d’autres types de tartes. Ensuite, j’ai pris un bretzel pour la première fois. Il était salé, avec des gros grains de sel en guise de garniture, et j’ai dû les enlever. À ma grande surprise, j’ai quand même aimé !
Quant à la choucroute, je n’y ai même pas touché. La dernière fois que j’en ai mangé, son goût m’est resté en mémoire… et pas dans le bon sens ! Donc à Strasbourg, j’ai préféré éviter.

  1. Parlement européen 

Lors de ma visite au Parlement européen à Strasbourg, j’ai tout de suite été accueillie par une rangée de drapeaux colorés à l’extérieur, flottant fièrement. Ça met dans l’ambiance dès l’arrivée : ici, c’est l’Europe dans toute sa splendeur !
À l’intérieur, j’ai eu droit à un moment plutôt sympa. Il y avait un photomaton où j’ai pu poser devant un fond bien officiel, accompagné d’un message préenregistré du Parlement européen. Et là, surprise : on te propose de donner ton accord pour que ta photo soit utilisée dans une expo dédiée aux citoyens européens. Bien sûr, j’ai accepté avec plaisir. Imaginez, ma tête dans une exposition au Parlement ! Pas de quoi devenir une star, mais ça fait toujours son petit effet.
Bref, entre deux découvertes sur l’histoire et le rôle de cette institution, je suis repartie avec un petit souvenir photo… et le sentiment d’avoir contribué, même un tout petit peu, à l’aventure européenne !

  1. Les souvenirs 

Les souvenirs sont nombreux : De la gare à l’UGC où j’ai regardé « It Ends With Us » dont j’avais déjà lu le livre, Du Parlement européen au parc de l’orangerie où je prenais le temps de poser avec mon premier livre, De l’Homme de Fer à la place Kléber, de cette architecture que je découvrais aux nounours décoratifs, Du Pont couvert au Pont de l’Europe. Des gens, de l’allemand, du ciel, de la vie, et mon amour pour le voyage. Le ciel m’a souri, les gens m’ont souri, et moi, j’ai souri en retour. Il faut sourire dans la vie, sourire jusqu’à ce que le rire vienne, rire jusqu’à ce que les larmes perlent. Emmagasiner des souvenirs, de bons souvenirs, pour ces jours d’hiver où la solitude pèse, pour ces jours à découvert, sans rire au magasin du cœur.

Écrit par Aliane UMUTONIWASE

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