À la Une

Poésie: L’âge de nos métamorphoses

La vie n’a rien de certain, seule la mort l’est.   Et encore, faut-il être mourant.   Quant aux mortels que nous sommes, nous n’avons pas encore notre sentence.   Et ne pas le savoir nous rend vivants immortellement confiants,   détenteurs de l’avenir.   La vie n’est belle et sans nuage nulle part.   La vie est ce qu’elle est :   Souffle et souffrance,   Plaisir, désir,   Saut, sentiment.   Elle est promesse.   Elle n’est pas tout à fait obligatoire tant il y a de morts-vivants.   Elle est une chance pour ceux qui, à défaut de se croire privilégiés,   se sentent complices de ses joies,   de ses caprices,   de l’odieux et des adieux qu’elle inflige,   du laid, de l’atroce qu’elle afflige.   Mais aussi de la douceur qu’elle procure,   de l’espoir qu’elle insinue dans chaque douleur,   de l’immortalité qu’elle offre chaque fois que demain se répète,   et se multiplie.

À la Une femmes

Devant mon miroir

Cela fait quelque temps que les gens meurent chez les voisins.   J’en vois certains partir dans un élan patriotique ,   comme si fermer les yeux effaçait l’horreur,   comme si l’éloignement du sujet était un alibi à l’indifférence.   Je me tais,   pour ne pas m’aventurer sur un terrain vague.   Mais ce silence m’étouffe.   Je suis complice de ce silence.  J’ai honte d’être dans le camp de ceux qui détournent le regard.   Je me déteste de ne pas dire :   Vous qui mourez,   vous n’avez rien demandé.   Je vous pleure.

À la Une Parlons de la vie

Que faites-vous de votre vie ?

J’aime les questions existentielles, elles me rappellent mon enfance, cette époque où tout restait à prendre, à apprendre, dans l’espoir de comprendre. À cette époque-là, j’avais des questions et je cherchais des réponses. Aujourd’hui, j’ai fait taire les questions. Je n’ai toujours pas de réponses, mais j’ai appris à vivre avec des certitudes fondées sur des croyances. Quelle contradiction… Quelle tragédie que de devenir adulte ! Si l’enfance savait, elle ne poserait pas autant de questions aux adultes qui, depuis longtemps, ont renoncé à la magie de chercher.  

À la Une Disney sur glace

Disney sur glace: Des rêves pour commencer

Ce genre de spectacle est conçu pour tout le monde et peut toucher chacun, quel que soit son âge. C’est un concentré de bonheur : un pont entre hier, le monde imaginé, et aujourd’hui, un monde que l’on peut toujours améliorer.

À la Une

La vie révèle, la mort égalise

La beauté, comme la jeunesse, se fane : elle disparaît en laissant des traces indélébiles ; avant que les rideaux ne se ferment, apparaissent les enfants d’autrefois, marqués par les rides du temps. La bonté, comme la sagesse, fait face : elle traverse les âges et demeure, car ceux qui la possèdent connaissent les chemins du bonheur.

À la Une

Fragments d’un mois: Décembre dernier

Il n’y a pas de plus grand annonciateur de nouveaux départs que la fin de toute chose.  Les mots n’arrivent pas toujours : ils se retiennent dans les profondeurs du cœur.   

À la Une

Poésie: Merci d’être venu

Tu es venu et tu m’as appris comment aller mal et le dire. Merci de m’avoir donné cette chance, cette liberté d’être chancelant quand la chandelle est presque éteinte.Tu es venu et tu m’as appris à être triste sans attrister l’auditoire, à côtoyer la douleur sans la propager. Merci de m’avoir donné cette chance, d’être libre dans mon noir. 

À la Une le sacré coeur

Poésie: Oui je le veux

Je veux que mon cœur voyage, Je veux qu’il prenne courage, Je veux qu’aucun obstacle ne l'abatte, Je veux qu’il vive sans être en cage, Je veux qu’à chaque âge de la vie, il ait l’envie de poursuivre son sillage, Même quand la vie ressemblera à un mirage, Je veux qu’il croie toujours au miracle. OUI JE LE VEUX