Fragments du mois de Novembre
L’avenir est radieux quand le présent ouvre des fenêtres sur demain.
L’avenir est radieux quand le présent ouvre des fenêtres sur demain.
La beauté, comme la jeunesse, se fane : elle disparaît en laissant des traces indélébiles ; avant que les rideaux ne se ferment, apparaissent les enfants d’autrefois, marqués par les rides du temps.
La bonté, comme la sagesse, fait face : elle traverse les âges et demeure, car ceux qui la possèdent connaissent les chemins du bonheur.
Il n’y a pas de plus grand annonciateur de nouveaux départs que la fin de toute chose.
Les mots n’arrivent pas toujours : ils se retiennent dans les profondeurs du cœur.
Jusqu’à ce que la mort nous sépare,
La mort ne sépare pas les êtres.
C’est la vie qui nous brise,
Qui détruit ce qui ne peut plus être réparé.
La mort, elle, ne fait que sceller
Ce que la vie avait déjà abandonné.
Ce n’est pas la mort qui t’a ravi,
C’est la vie qui s’en est allée,
Désertant tes organes,
Comme une vague qui se retire,
Laissant derrière elle un vide immense.
Et cette souffrance,
Elle ne vient pas de ton absence,
Mais de chacune de tes apparitions,
Ombres d’une présence
Qui ne peut plus être.
Le souvenir des absents,
C’est comme une promesse électorale :
On y croit,
On veut y croire,
Mais il reste toujours un goût d’inachevé.
Je suis là, tentant de suivre tes traces,
Alors, mon cœur, ne t’inquiète de rien.
Ne te soucie ni de ta place, ni de leur menace.
Ne crains ni leur colère, ni leur courage.
Reste à ta place, bats à ton rythme.
Dessine l’invisible, crois en l’infini.
Les affinités vont et viennent,
Tiennent à une ligne fine.
Fais de ton intimité ta boussole.
Elle connaît tes désirs,
Tes ombres et tes lumières,
Tes limites, et ce pour quoi tu devrais lutter.
Tu m’as dit que ça s’appelait grandir, alors que ça s’appelait grossir !
Tu m’as dit que j’étais forte, alors que c’était une farce.
Tu m’as dit que le gras, c’est la grâce, alors que c’était grave.
Tu m’as nourrie de compassion, alors que j’avais besoin de vérité.
Tu m’as dit que ça m’allait, que ça irait, alors que ça s’empirait et sentait le pire.
Tu ne m’as pas dit ce que tu voyais, ni ce que je te renvoyais.
En cette année 2025, je vous souhaite une bonne et heureuse année. Rêvez, réveillez-vous, levez-vous, révélez-vous. Que la vie ressemble à ce pour quoi vous avez tant lutté. Dans l’adversité, à la maison, à l’école ou à l’université : soyez-y, soyez-vous. Que la vie vous accompagne. Que Dieu vous donne ce qu’il est juste de vous donner, et que s’il vous éprouve, vous trouviez des forces au cœur de l’épreuve.
« Les morts ne parlent pas », me disent-ils,
Mais ce sont les vivants qui murmurent les mots suspendus,
Les vivants, ces cimetières sans sépulture.
Depuis ton départ, tu as élu domicile en mon jeune cimetière.
Toi qui étais ciment, si aimante, si vivante.
Autrefois, tu me la racontais, cette histoire,
Mais aujourd’hui, c’est une douleur vive, violente,
Un coup de poignard qui réveille ton sourire
Et qui aujourd’hui m’arrache le mien.
Je ne peux plus rire de cette histoire.
Le ciel m’a souri, les gens m’ont souri, et moi, j’ai souri en retour. Il faut sourire dans la vie, sourire jusqu’à ce que le rire vienne, rire jusqu’à ce que les larmes perlent. Emmagasiner des souvenirs, de bons souvenirs, pour ces jours d’hiver où la solitude pèse, pour ces jours à découvert, sans rire au magasin du cœur.