Il y a des mois qui se vivent en entier avant de pouvoir se raconter. Juillet était de ceux-là. (Pour lire cet article en anglais, cliquez ici.)
Le 7 juillet
Dernier article publié.
Je m’étais promis un rendez-vous chaque lundi. Promesse tenue… jusqu’à ce que la vie me rappelle qu’elle ne se plie pas toujours à mes résolutions.
14 juillet.
C’était une belle journée.
La visite d’un ami avec qui j’avais besoin de me confier.
Les confidences ont duré jusqu’à tard, si bien que j’ai failli rater le feu d’artifice… de peu. Pas d’article, donc.
21 juillet.
Trondheim.
Une visite familiale, importante et attendue. Ma cousine m’a fait découvrir la ville, ses maisons colorées et ses ruelles, tandis que la famille m’initiait aux saveurs locales. J’y ai goûté le saumon comme jamais je ne l’avais mangé.
Et ce rythme inhabituel du jour : un soleil qui se lève à 3h et quitte la scène à 23h, comme pour étirer les heures et donner plus de place aux moments partagés.Pas des moments de solitude, donc.
28 juillet.
Le Jubilé des jeunes. Neuf jours de pèlerinage qui se sont étendus jusqu’à un lundi d’août.
Trente jeunes à apprivoiser, une vie en communauté à inventer au quotidien, et la liberté de vivre l’instant, sans aucune autre contrainte.
Pendant tout ce temps, des mots naissaient chaque matin dans mon journal intime. Et à la fin de chaque page, une phrase : la pensée qui résumait tout. Ce sont ces phrases que j’appelle mes fragments.
Aujourd’hui, un samedi, je reprends le fil. « Mieux vaut tard que jamais. » comme on dit!
Voici donc ceux de juillet de petites pensées , nées au réveil, pour dire l’essentiel:
1. Il y a toujours un début. Et l’un des buts de ces recommencements, c’est de nous rappeler que tout passe… et que ce qui passe peut revenir. Ce qui commence peut recommencer. Les petits bouts finis de l’existence donnent naissance aux petits bouts de demain.
2. La vie suit toujours son cours. Parfois, on croit être à court… alors on se met à courir. Sage est celui qui sait qu’il va mourir, mais qui comprend que, même en se sachant mortel, il peut encore mûrir, nourrir son esprit, nourrir son corps, et rêver toujours… tant qu’il peut se lever, tant qu’il peut s’élever.
3. Je rêve beaucoup, je planifie souvent, je fais peu… mais tant que ce peu respire, je l’honore. Car les petits pas savent mener loin.
4. La vie peut sembler brève et demain lointain. La mort peut venir nous cueillir, parfois comme une délivrance après l’insupportable, parfois comme un coup de couteau dans la force de l’âge… laissant aux vivants une blessure à vif.
5. Elle est douce, la vie, quand on a une famille pour béquille, pour repère, pour refuge. Elle est belle quand la barre est placée à la hauteur de l’amitié, de l’amour et de l’humour.
6. Les petites choses prennent une grandeur nouvelle lorsqu’elles reviennent frapper à notre mémoire. Elles portent les vestiges de l’enfance, du temps de l’insouciance… quand un morceau de pain sur la table ou des chaussures aux pieds suffisaient à remplir le cœur.
7. Les gens sont nos miroirs. Ils reflètent ce que nous sommes et ce que nous paraissons, nous forçant à voir ce que nous aimerions devenir et, parfois à nos dépens, ce que nous devrions changer pour ne plus nous haïr. On s’aime mal quand on s’aime seul ; on s’aime mieux quand on sème avec les autres les graines du partage.
8. La vie est faite de fêtes et de défaites. Mieux vaut avoir quelques fées autour de soi pour éteindre le feu quand tout brûle, ou pour étendre la chaleur quand tout gèle.
9. Quand on vient d’une famille blessée, on apprend, tant bien que mal, à ne pas blesser ceux qui ne portent pas nos blessures. C’est difficile… mais nécessaire.
10. Il est des journées plus longues que la nuit, plus cruelles qu’un cauchemar, plus lourdes qu’une année. Des journées qui nous annoncent la fin d’une histoire espérée… d’un rêve longtemps rêvé.
11. Prendre en main son destin est un acte de courage… surtout lorsque les rêves dépassent la réalité connue jusque-là.
12. Si le voyage n’offre aucun rêve, ce n’est qu’un déplacement. Voyager, c’est nourrir la quête, c’est savourer le bonheur, c’est marcher vers l’inconnu qui promet de se dévoiler, et se réjouir pour mieux se souvenir.
13. Ce qui est à nous finit toujours par nous trouver.
14. Il faut conjuguer le talent avec la chance… pour mieux conjurer le malheur.
15. Tout ne se déroule pas comme prévu. Beaucoup nous dépasse, nous barre la route… puis revient au moment le plus inattendu, pour nous remettre sur notre chemin.
16. La vie peut être si douce, si pleine, que les drames, les blessures et les peines finissent par valoir le prix qu’ils nous ont coûté.
17. La vie triomphe toujours. Même dans la maladie. Même dans le désespoir. Même dans le doute. Elle se fraye un passage, parfois là où on ne l’attend plus. Oui… la vie triomphe toujours.
18. Avancer. Toujours avancer.
19. Nous sommes plus grands que l’histoire qu’on raconte sur nous, plus subtils que les perceptions qu’ils ont de nous. Nous ne sommes pas de simples morceaux ramassés sur le chemin, mais l’histoire entière : celle d’avant eux, celle de toute notre vie. Et nous seuls sommes aptes à nous donner la sentence.
20. Parfois, lâcher prise est la pire des décisions.
21. La vie trouve toujours son chemin. Parfois, elle le révèle juste après qu’on a cessé d’y croire. Attendre et espérer… c’est notre part de responsabilité envers elle.
22. Il arrive que la vérité ne soit pas bonne à dire. Qu’elle soit impossible à avouer.
23. Et parfois, la vérité n’est pas la chose à dire sur l’instant. Mais même si elle ne peut pas toujours être dite, il ne faut pas pour autant s’habituer au mensonge. Si c’est vrai aujourd’hui, il faut éviter que cela ne le devienne pour toujours. Il faut s’éloigner de ce ou de ceux qui nous en éloignent.
24. La vie est un champ d’apprentissage. Les vivants y apprennent à mûrir, à vivre… et à mourir.
25. Qui sait ce qui nous sortira de notre ignorance ? Parfois, c’est une question qui nous oblige à creuser jusqu’à la réponse. Parfois, c’est quelqu’un de simple qui nous voit grand et qui, par ce regard, nous incite à être à la hauteur. Chacun compte dans la vie de chacun… encore faut-il le voir.
26. Il y a des jours sans : sans espoir, sans issue, sans lumière, avec de lourds nuages. Des jours que l’on aurait préféré ne jamais connaître.
27. L’amour ne suffit pas. Il lui faut, en amont, un choix mûri, celui de s’engager et celui de laisser l’autre s’engager vers nous. C’est dans cette rencontre des volontés que l’amour trouve un sol assez ferme pour durer.
28. La vie est une danse. Une très belle danse. Chanceux est celui qui connaît les pas de sa chanson. Victorieux est celui qui danse, quelle que soit la musique.
29. On apprend beaucoup des autres. La réalité de la vie reste incomplète quand elle ignore d’autres réalités. La joie n’est qu’un plaisir creux si elle ne se penche pas sur l’autre.
30. Trouver sa voie, sa vocation, c’est trouver une raison profonde de vivre. Même dans l’attente. Même dans l’adversité. Même dans le tumulte ou le doute des autres. Se battre avec conviction, c’est savoir que, même dans l’incertitude, la vie n’est pas indifférente. Trouver sa vocation, c’est chercher le bonheur au bon endroit.
31. La générosité est un don de l’âme. Un don de soi. Savoir se donner, vouloir se donner, pouvoir se donner… en toute liberté, en toute franchise, sans rien exiger en retour.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
“What begins can begin again”
Wow 😍 this has arisen an abundance mindset in me this evening!
How lucky I am to have met you, Junior. Thank you for your comment!♥️
Enfin de retour… tu nous manquais
Merci Annie ❤️ De belles choses se préparent !
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