Une chance sur sept pour que le mois commence un lundi. Et me voilà, face au premier jour du dernier mois de l’année 2025, à me demander : dois-je dresser un bilan, ou laisser ce mois me surprendre encore un peu ?
Quelle part de moi dois-je offrir à cette année qui s’achève : la fervente ou la touriste ?
La questionnante ou l’apaisée ?
J’ai tant à dire que la seule chose juste me semble d’écrire, autant que possible.
J’aimerais que ce mois devienne un mois de foi et de poésie, un mois de pensées et de pansements, un mois qui soigne autant qu’il révèle.
En attendant ce qui viendra, je vous laisse ces fragments du mois de novembre.
Et, si le cœur vous en dit, je vous invite à relire ceux des mois précédents : Octobre, Septembre, Août, Juillet, Juin, Mai, Avril, Mars, Février, Janvier. Pour lire cet article en anglais cliquez sur ce lien.
À vous qui lisez ceci, merci.
- L’amitié a mille visages. Elle naît de sources différentes : de l’amour, de l’humeur, de l’humour, des contours et des tourments. Elle se tisse dans les toujours sans promettre d’être là tous les jours. Avec l’amitié, l’âme tient bon. L’amour aussi.
- La vie se construit avec les souvenirs d’hier, ceux qui s’éloignent pour nous protéger, ceux qui demeurent pour que l’essentiel ne s’efface jamais.
- Il existe des jours où la pensée refuse de capituler. Des jours où elle est retenue captive par un malheur trop vaste, par un vent trop brutal.
- Il y a un début à tout, vraiment à tout. C’est une chance pour celui qui cherche le bonheur, et parfois une menace pour celui qui ne l’a pas encore trouvé.
- Parfois, on néglige le bien. Parfois, on compose avec le mal. Parfois, on erre simplement dans la zone grise qui nous maintient en suspens.
- J’ai cette chance : jamais je n’ai chuté sans parachute. Jamais sans une main tendue. Il y a toujours eu quelqu’un pour me retenir au bord du vide.
- Certaines épreuves surgissent pour nous rendre plus forts, plus résilients que nous ne l’avions jamais imaginé.
- La vie distribue sa part d’épreuves, d’insuffisances et de souffrances. C’est ainsi. Et pourtant, elle continue.
- Parfois, en mettant des mots sur nos problèmes, on en découvre enfin l’ampleur et l’importance.
- Que sais-je de la vie, de l’amour, du temps qu’il me reste ? Que sais-je du malheur qui guette ou du bonheur qui approche ? Que sais-je vraiment ?
- La vie est pétrie d’incertitudes, et c’est peut-être ce qui la rend vivante.
- Le bonheur est une aventure. Humaine, profondément. Solitaire, souvent. Solidaire, quand il le peut.
- On ne sait jamais d’où viendra le salut. On ignore quand un amour blessé pourra se réparer. On ignore quand viendra la providence, le moment du repentir. On ignore tant de choses, et peut-être vaut-il mieux ainsi.
- Parfois, la vie nous rassasie de ses grâces. Comme pour nous rappeler que les peines méritent d’être traversées, ne serait-ce que pour goûter la paix après la tempête. De doux gestes, simplement.
- L’amitié est belle. Elle est douce. Sans guérir tous les maux, elle reste un puissant antidouleur.
- Le bonheur trouble parfois notre vision et nous empêche de voir le danger qui approche, celui qu’on avait choisi d’ignorer.
- On n’est riche que des gens que l’on aime. Ceux qui nous font rire et nous consolent, ceux qui nous conseillent et nous ramènent à l’essentiel, ceux qui voient l’invisible, devinent le non-dit et nous aident à reconnaître nos limites lorsque c’est la meilleure chose à faire. Notre vraie fortune, ce sont eux.
- Chez soi reste chez soi. Peut-être parce qu’on y embrasse la beauté et le chaos, les souvenirs et ce qu’il reste à vivre. C’est une promesse de continuité, une terre intérieure à laquelle on s’attache.
- Écouter est une vertu. S’effacer, laisser l’autre aller et venir, laisser émerger sa pensée. Offrir la parole et accueillir le silence pour qu’il guérisse par lui-même. C’est un don, un geste simple et essentiel.
- Renoncer est une vertu. On renonce chaque jour sans s’en rendre compte. Mais renoncer à ce pour quoi l’on s’est battu, à ce que l’on croyait indispensable, simplement parce qu’il le faut, voilà un acte difficile. Un acte noble.
- L’inspiration est un don. Elle surgit sans prévenir, parfois au moment même où l’on cesse de chercher. Une idée nous dépasse, nous soulève, nous révèle.
- Certains épuisements nous tombent dessus le temps d’une soirée, le temps d’un simple appel.
- L’imprévu façonne souvent notre destinée bien plus que nous ne voudrions l’admettre.
- Il y a tant de raisons de croire au bonheur. Non pas en une vie sans épreuves, mais en une vie qui nous prouve que les tempêtes se traversent. Et qu’après le tumulte, on peut à nouveau souffler et se redresser.
- Il y a tant de raisons de raviver l’espoir. Les saisons qui changent, la nuit qui prépare le jour, et ces petites choses qui rappellent que la vie reste belle, pleine de possibles.
- Le véritable amour, c’est la véritable vie. Aimer la vie et vivre l’amour, telle est ma quête.
- Pouvoir dire ce que l’on ressent, pouvoir l’exprimer clairement, c’est un privilège. C’est aussi un geste d’amour envers soi-même.
- Il y a une victoire dans chaque croix que l’on accepte de porter. Une victoire dans la prière qui empêche le cœur de s’épuiser entièrement. Une victoire dans l’abandon confiant.
- Que savons-nous de l’amour ? De ses contours, de ses critères, de ses contradictions ? Si peu. C’est précisément dans cette complexité que réside sa richesse.
- Tout est grâce. Tout recommence. Tout devient anciennement nouveau pour celui qui sait changer de perspective. Tout est grâce pour celui ou celle qui se sait aimé de Dieu et de la vie.
Que ce mois de décembre vous apporte douceur, lumière et un peu de paix. Qu’il vous trouve ouverts aux surprises, aux liens sincères et aux joies calmes. Merci d’être là, et belle traversée de ce dernier mois de l’année.
Écrit par Aliane UMUTONIWASE
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